J’ai toujours été de nature un peu inquiète, mais depuis que je suis enceinte (j’en suis à mon premier trimestre), je me sens anxieuse et déprimée. Il m’est arrivé quelque chose la semaine dernière, et je ne sais pas si je dois m’en inquiéter ou non, mais je n’arrête pas d’y penser et j’en ai mal au cœur. J’ai eu un feu sauvage; un matin, après l’avoir touché, je suis allée à la toilette et j’ai touché le papier hygiénique que j’ai ensuite utilisé. Pensez-vous que je pourrais m’être donné l’herpès génital?

Réponse coécrite par Ankit Dhawan et Ashley Bell

Il est tout à fait raisonnable d’être inquiète et anxieuse par rapport à votre santé, car tout ce qui diffère d’une « grossesse normale » peut susciter des craintes. Le fait que vous vous préoccupiez déjà du bien-être de votre bébé indique que vous serez une excellente mère.

La grossesse déclenche plusieurs changements intenses qui affectent l’humeur. De nombreuses femmes remarquent qu’elles deviennent plus sensibles, dépassées, stressées et anxieuses lorsqu’elles sont enceintes.[i] Il est normal pour plusieurs femmes de vivre une dépression en cours de grossesse – c’est ce que l’on appelle la dépression prénatale (ou anténatale). Ensemble, la dépression anténatale et l’anxiété peuvent être des signes avant-coureurs de dépression postpartum; toutefois, comme dans votre cas, elles ne sont pas des prédicteurs si elles se manifestent au cours du premier trimestre.[ii],[iii] Pour mettre les choses en contexte : selon une étude de 2009, la prévalence de la dépression anténatale parmi les femmes canadiennes atteindrait jusqu’à 29,5 %.[iv] Alors, ne vous inquiétez pas trop et soyez assurée que vos émotions et préoccupations sont tout à fait valides.

Pour comprendre pourquoi il est peu probable que vous vous soyez donné l’herpès génital, il vous faut connaître les diverses souches du virus et leurs modes de transmission. L’herpès est un nom générique qui désigne un groupe de virus. Les virus qui sont pertinents à votre question sont ceux du groupe des « virus d’herpès alpha », incluant le virus herpès simplex (VHS) de type 1 (VHS-1) et de type 2 (VHS-2) et le virus varicelle-zona (VVZ).[v] Le VHS-1, communément appelé « herpès buccal », affecte principalement la région de la bouche; le VHS-2, ou « herpès génital », affecte principalement les organes génitaux. L’herpès génital peut aussi être causé par le VHS-1, mais son taux de récidive diminue au fil du temps, comparativement à celui de l’herpès génital causé par le VHS-2.[vi] Ces deux formes d’herpès peuvent rester dormantes dans le corps et causer des épisodes récurrents en réactivant le virus et en le transportant jusqu’aux muqueuses ou à la surface de la peau en passant par les nerfs périphériques.[vii] Par conséquent, les personnes atteintes du virus n’ont pas souvent les symptômes typiques et reconnus de l’herpès, comme des lésions, des cloques et une excrétion virale symptomatique dans les régions affectées.[viii] L’herpès ne se guérit pas, mais il existe des médicaments qui peuvent raccourcir la durée des poussées et les rendre moins douloureuses, y compris des traitements suppressifs pour les femmes enceintes.[ix],[x] Les feux sauvages disparaissent habituellement en 7 à 10 jours sans traitement.[xi] Toutefois, si vous avez d’autres préoccupations, il pourrait être utile de discuter des options de prise en charge de l’herpès avec votre médecin.

Et maintenant, la grande question – comment l’herpès se transmet-il? Comme vous, bien des gens craignent de contracter l’herpès par le papier hygiénique et les sièges de toilette.[xii] Toutefois, des recherches indiquent que le VHS ne survit que très peu de temps en dehors de son hôte.[xiii] Par conséquent, il est très peu probable que vous vous soyez donné l’herpès génital puisqu’il est pratiquement impossible de le contracter par des objets inanimés et des fluides non corporels. Pour contracter le VHS, un individu non infecté doit entrer en contact intime direct avec une personne qui produit ou excrète le virus[xiv] – par exemple, par un contact de peau à peau lors d’une relation sexuelle pénis-vagin entre un homme et une femme hétérosexuels, ou par l’échange de salive lors d’une relation orale ou d’un baiser. Vu l’augmentation de la pratique du sexe oral au cours des dernières décennies, certaines études signalent une hausse du nombre de diagnostics d’herpès génital causé par le VHS-1.[xv]

Certaines personnes développent des feux sauvages ou des boutons de fièvre, qui sont causés par des infections récurrentes à VHS-1.[xvi] Ces feux sauvages sont très répandus de nos jours; la plupart des gens ne se souviennent pas comment ils ont contracté le virus. De la même façon, certains d’entre nous ont eu la varicelle (causée par le VVZ) au cours de leur vie, mais on n’y attache pas le « stigmate de l’herpès ». Le grand public fait souvent des suppositions malavisées qui peuvent gêner les personnes diagnostiquées et accroître leur anxiété.[xvii] Il est important que l’on réduise la stigmatisation liée à l’herpès.

Dans une étude, des participants ont décrit l’herpès comme n’étant rien de plus qu’un inconvénient passager, au même titre que la grippe.[xviii] Un autre ensemble d’études a cherché le terme clé « infections transmissibles sexuellement (ITS) » dans le moteur de recherche de Google : les résultats ont révélé que seulement 9 des 29 sites Internet principaux offraient des renseignements exacts sur les ITS transmises par le baiser, y compris l’herpès.[xix] Pour savoir comment trouver des informations exactes en ligne, cliquez ici. En cas de doute, il est préférable de consulter votre professionnel de la santé, qui pourra dissiper toute autre anxiété quant à la présence du virus.

De façon générale, il est correct d’être inquiète lors d’une telle situation stressante. Utilisez les systèmes de soutien qui vous conviennent, que ce soit en vous confiant à un membre de votre famille, en participant à un groupe de soutien ou en consultant un professionnel de la santé. De nos jours, les médias jouent un grand rôle dans ce que nous apprenons et comment nous voyons les choses. Il est important de poser des questions en cas de doute.


[i] Öhman, S. G., Grunewald, C., & Waldenström, U. (2003). Women’s worries during pregnancy: Testing the cambridge worry scale on 200 swedish women. Scandinavian Journal of Caring Sciences, 17(2), 148-152.

[ii] Misri, S., Kendrick, K., Oberlander, T., Norris, S., Tomfohr, L., Zhang, H., & Grunau, R. (2010). Antenatal depression and anxiety affect postpartum parenting stress: A longitudinal, prospective study. Canadian Journal of Psychiatry. Revue Canadienne De Psychiatrie, 55(4), 222-8.

[iii] Norhayati, M., Hazlina, N., Asrenee, A., & Emilin, W. (2015). Magnitude and risk factors for postpartum symptoms: A literature review. Journal of Affective Disorders, 175, 34-52.

[iv] Bowen, A., Stewart, N., Baetz, M., & Muhajarine, A. (2009). Antenatal depression in socially high-risk women in Canada. Journal Of Epidemiology And Community Health, 63(5), 414-416.

[v] Mahendiran, Shavitri, Burkhart, Craig G., & Burkhart, Craig N. (2010). Herpes: Issues under the cold sore. Open Dermatology Journal, 4(1), 101-104.

[vi] Engelberg, R., Carrell, D., Krantz, E., Corey, L., & Wald, A. (2003). Natural history of genital herpes simplex virus type 1 infection. Sexually Transmitted Diseases, 30(2), 174-7

[vii] Gupta, R., Warren, T., & Wald, A. (2007). Genital herpes. The Lancet,370(9605), 2127-37.

[viii] Delaney, S., Gardella, C., Saracino, M., Magaret, A., & Wald, A. (2014). Seroprevalence of herpes simplex virus type 1 and 2 among pregnant women, 1989-2010. Obstetrical & Gynecological Survey, 69(12), 726-728.

[ix] Sarnoff, D. S. (2014). Treatment of recurrent herpes labialis. Journal of Drugs in Dermatology: JDD, 13(9), 1016-1018.

[x] Public Health Agency of Canada. (2013). Genital herpes simplex virus (HSV) infections. Retrieved from http://www.phac-aspc.gc.ca/std-mts/sti-its/cgsti-ldcits/section-5-4-eng.php

[xi] Sarnoff, D. S. (2014). Treatment of recurrent herpes labialis. Journal of Drugs in Dermatology: JDD, 13(9), 1016-1018.

[xii] Posner, T. (2000). The ‘Herpes’ phenomenon: Media myths, meanings, and medicines. Science as Culture, 9(4), 445-467.

[xiii] Pirtle, E., & Beran, G. (1991). Virus survival in the environment. Rev Sci Tech, 10(3), 733-748.

[xiv] Mahendiran, Shavitri, Burkhart, Craig G., & Burkhart, Craig N. (2010). Herpes: Issues under the cold sore. Open Dermatology Journal, 4(1), 101-104.

[xv] Scoular, A. (2002). Using the evidence base on genital herpes: Optimising the use of diagnostic tests and information provision. Sexually Transmitted Infections, 78(3), 160-165.

[xvi] Mahendiran, Shavitri, Burkhart, Craig G., & Burkhart, Craig N. (2010). Herpes: Issues under the cold sore. Open Dermatology Journal, 4(1), 101-104.

[xvii] Bickford, J., Barton, S., & Mandalia, S. (2007). Chronic genital herpes and disclosure… the influence of stigma. International Journal of STD & AIDS, 18(9), 589-592.

[xviii] Posner, T. (2000). The ‘Herpes’ phenomenon: Media myths, meanings, and medicines. Science as Culture, 9(4), 445-467.

[xix] Yen, Sophia. (2010). « Reputable » but inaccurate: Reproductive health information for adolescents on the web.(FEATURE). Knowledge Quest, 38(3), 62.

J’ai récemment rencontré un gars formidable et nous avons vraiment cliqué ensemble. Il dit qu’il est en relation ouverte. Je ne connais rien de ça, parce que j’ai toujours été monogame. Aidez-moi!

Réponse coécrite par Sadie Villeneuve 

Commençons par le commencement : les expressions « relation ouverte » et « non monogames consensuelles » (NMC) sont souvent utilisées pour désigner la même chose,[i] comme terme général qui englobe divers modèles de relations. Ces relations, comme la monogamie, ont des avantages et des inconvénients – la jalousie, la nécessité de pratiques sexuelles plus sécuritaires et la tromperie.

En entendant que cet homme avec qui vous avez cliqué avait une relation ouverte, les quelques premières pensées à vous passer par la tête ont peut-être été relation ouverte – qu’est-ce que c’est? Non-monoquoi?!

Les relations ouvertes et NMC sont souvent considérées comme hors-norme[ii] et non légitimes.[iii]  Lorsque nous grandissons, on nous présente des images de princes charmants qui tombent amoureux de princesses et vivent heureux jusqu’à la fin des temps, juste à deux. Les relations hétérosexuelles monogames sont souvent présentées comme «  la norme » dans notre société.

Contrairement aux relations monogames qui sont entourées de ce qu’on pourrait appeler des règles par défaut ainsi que des attentes et des normes sociales,[iv] les relations NMC offrent l’occasion de négocier une entente où les paramètres sont établis de manière à ce que non seulement la relation s’épanouisse,[v] mais également où toutes les parties trouvent leurs besoins et désirs comblés et se sentent en sécurité.[vi] Ces relations sont fondées sur la communication, la confiance et la capacité de tous les partenaires de pouvoir exprimer leurs besoins, préoccupations et désirs à n’importe quel moment. Les relations NMC peuvent être non exclusives sur le plan sexuel, émotionnel, ou une combinaison des deux,[vii] selon le modèle. Les trois modèles les plus répandus de relations NMC sont :

  • Échangisme: Les couples échangistes ont des relations sexuelles hors couple en présence de leur partenaire, en situation sociale ou de party. Cette forme de relation externe est de nature strictement sexuelle, sans aspect romantique ou émotionnel.[viii]
  • Relation ouverte: Les couples en relation ouverte sont exclusifs émotionnellement et romantiquement, l’un envers l’autre, tout en se permettant d’avoir des amants secondaires pour des relations strictement sexuelles.[ix] Ce type de relation laisse un grand degré d’autonomie.
  • Polyamour: Les relations polyamoureuses sont souvent considérées de façon plus positive que les couples échangistes ou les relations ouvertes, parce que les relations ne sont pas limitées au sexe – elles sont de nature romantique et émotionnelle également.[x] Les couples en relation polyamoureuse peuvent avoir des relations parallèles, avec plusieurs partenaires « seuls et uniques ».[xi]

Les personnes qui ont de telles relations comprennent et acceptent qu’elles sont non monogames.

La jalousie peut devenir le grand monstre vert, dans toute relation. Plusieurs personnes tiendraient pour acquis que la jalousie fait certainement partie des relations NMC; toutefois, elle n’y est pas plus répandue que dans les relations monogames.[xii] La jalousie peut certes être une expérience saine pour le couple, et rapprocher les partenaires. Cette émotion concerne souvent une incertitude qu’un individu peut ressentir, ou l’incapacité d’exprimer une émotion – plutôt que les actions de son/sa partenaire.[xiii] La gestion de la jalousie et la communication sont utiles dans toute relation, tant monogame que NMC.[xiv]

Une relation NMC positive favorise le dialogue et la communication entre partenaires afin de maximiser les bienfaits mutuels;[xv] de promouvoir l’épanouissement personnel,[xvi] l’autonomie, la confiance et l’expression de soi.[xvii] Les individus qui s’adonnent à la non-monogamie consensuelle déclarent souvent avoir une vie améliorée, une plus grande ouverture et plus de bonheur et de satisfaction en général.[xviii] Les relations NMC permettent aux individus de choisir des partenaires qui correspondent à des éléments spécifiques, comme la variété sexuelle, plutôt que de compter sur un seul partenaire.

Comme toute relation positive, une relation NMC est fondée sur la confiance, le partage et la communication. Les individus qui partagent une relation NMC passent souvent de longs moments à discuter de dépistage d’ITS, d’antécédents sexuels et de santé, avant de s’engager dans des activités sexuelles, afin de favoriser des pratiques sexuelles plus sécuritaires.[xix] Ils ont moins de chances d’utiliser le condom incorrectement, puisqu’il y a un respect mutuel pour tous les partenaires impliqués.[xx]

La tromperie, que ce soit dans une relation monogame ou non monogame, peut se définir de la même façon : le non-respect ou la violation de règles implicites ou explicites de la structure de relation.[xxi] Dans une relation NMC, on considère que la transgression à la communication, à l’ouverture, à l’attachement émotionnel et à la connexion constitue une tromperie.[xxii] Et, dans une relation monogame, on tend à se concentrer sur l’infidélité sexuelle et sur les aventures hors du couple, comme étant le domaine de tromperie.

Alors, est-ce que vous êtes de cet avis également? C’est la question du moment!

Pour qu’une relation NMC fonctionne bien, vous devez être disposée à communiquer ce que vous cherchez, vos désirs, et toute préoccupation, en plus d’être honnête à 100 %. Posez-vous quelques questions difficiles :

  • Qu’est-ce que j’attends, d’une relation d’amour?
  • Combien de sécurité me faut-il pour me sentir à l’aise?
  • Ai-je besoin d’être « la seule et unique » ou suis-je capable de partager?
  • Qu’est-ce qui déclenche ou aggrave ma jalousie et mon insécurité?[xxiii]

N’ayez pas peur de demander à ce « gars formidable » de clarifier toute question ou préoccupation que vous avez! Dans les relations NMC, la communication est indispensable. Comme toute relation, une relation NMC n’est pas toujours facile, mais elle peut être très gratifiante. Lancez une conversation sur vos buts, vos désirs et vos limites, et peut-être prendrez-vous vos distances par rapport aux suppositions et attentes par défaut que nous avons souvent, au sujet des relations et de l’amour.[xxiv]

Il existe de nombreuses ressources excellentes, à l’intention des novices comme vous; par exemple, le site Web www.morethantwo.com et le livre « The Ethical Slut » d’Easton et Hardy, de même qu’un grand nombre de groupes de soutien et de réseaux sociaux, pour en apprendre davantage.

Quelle que soit votre décision, ce n’est que cela – votre décision. Faites ce qui vous convient!


[i] Labriola, K (1999) Models of Open Relationships. Journal of Lesbian Studies (The Hawthrone Press, Inc) Vol. 3, No. ½, 1999, pp.217-225.

[ii] Grunt-Mejer, K,. Campbell, C,. (2015): Around Consenaul Nonmongamies: Assessing Attitudes Toward Non exclusive Relationships, The Journal of Sex Research, DOI: 10.1080/00224499.2015.1010193

[iii] Rubel, A.N., Borgaert, A.F. (2015) Consensual Nonmongamy: Psychological Well-Being and Relationship Quality Correlates. Journal of Sex Research, 52(9), 961-982,.

[iv] Veaux, F. (2012) What is poyamory? (edited by Eve Rickert) Copyright©2012 Franklin Veaux

[v] Rubel, A.N., Borgaert, A.F. (2015) Consensual Nonmongamy: Psychological Well-Being and Relationship Quality Correlates. Journal of Sex Research, 52(9), 961, 982,.

[vi] Grunt-Mejer, K,. Campbell, C,. (2015): Around Consenaul Nonmongamies: Assessing Attitudes Toward Non exclusive Relationships, The Journal of Sex Research, DOI: 10.1080/00224499.2015.1010193

[vii] Conley, T.D., Moors, A.C., Matsick, J.L., Zeigler, A. (2013). The fewer the merrier?: Assessing stigma surrounding consensually non-monogamous romantic relationships. Analysis of Social Issues and Public Policy, 13, 1-30.

[viii] Matsick, J.L., Conley, T.D., Zeigler, A., Moors, A.C., Rubin, J.D., (2014). Love and sex: Polyamorours relationships are perceived more favorably than swinging and open relationships. Psychology & Sexuality, Vol. 5, No.4, 339-348.

[ix] Rubel, A.N., Borgaert, A.F. (2015) Consensual Nonmongamy: Psychological Well-Being and Relationship Quality Correlates. Journal of Sex Research, 52(9), 961-982,.

[x] Grunt-Mejer, K,. Campbell, C,. (2015): Around Consenaul Nonmongamies:  Assessing Attitudes Toward Non exclusive Relationships, The Journal of Sex Research, DOI: 10.1080/00224499.2015.1010193

[xi] Grunt-Mejer, K,. Campbell, C,. (2015): Around Consenaul Nonmongamies: Assessing Attitudes Toward Non exclusive Relationships, The Journal of Sex Research, DOI: 10.1080/00224499.2015.1010193

[xii] Veaux, F. (2012) What is poyamory? (edited by Eve Rickert) Copyright©2012 Franklin Veaux

[xiii] Rubel, A.N., Borgaert, A.F. (2015) Consensual Nonmongamy: Psychological Well-Being and Relationship Quality Correlates. Journal of Sex Research, 52(9), 961-982,.

[xiv] Veaux, F. (2012) What is poyamory? (edited by Eve Rickert) Copyright©2012 Franklin Veaux

[xv] Mellesmoen, G., (2013). Open relationships get a bad rap. UWIRE text: p1.

[xvi] Moors, A., Chopkin, W., Edelstein, R., Conley, T., (2014). Consensual non-monogamy: Table for more then two, please. The inquisitive Mind. Vol. 6, Issue, 21.

[xvii] Rouse, R,. (2011). What is feels like…. to be polyamorous. Sunday Times, London England: p51.

[xviii] Rubel, A.N., Borgaert, A.F. (2015) Consensual Nonmongamy: Psychological Well-Being and Relationship Quality Correlates. Journal of Sex Research, 52(9), 961-982,

[xix] Veaux, F. (2012) What is poyamory? (edited by Eve Rickert) Copyright©2012 Franklin Veaux

[xx] Rubel, A.N., Borgaert, A.F. (2015) Consensual Nonmongamy: Psychological Well-Being and Relationship Quality Correlates. Journal of Sex Research, 52(9), 961-982,.

[xxi] Veaux, F. (2012) What is poyamory? (edited by Eve Rickert) Copyright©2012 Franklin Veaux

[xxii] Mellesmoen, G., (2013). Open relationships get a bad rap. UWIRE text: p1.

[xxiii] Labriola, K (1999) Models of Open Relationships. Journal of Lesbian Studies (The Hawthrone Press, Inc) Vol. 3, No. ½, 1999, pp.217-225.

[xxiv] Veaux, F. (2012) What is poyamory? (edited by Eve Rickert) Copyright©2012 Franklin Veaux

 

Je vis avec un handicap. Cela ne m’empêche pas de vivre pleinement – et je n’ai pas à me plaindre de ma vie sexuelle. J’ai récemment rencontré une fille extra et nous nous plaisons vraiment, mais côté sexe elle a peur de me faire mal ou de mal agir. Je connais mon corps, je la rassure constamment qu’elle fait bien les choses et je lui exprime mes besoins. Que puis-je faire?

Réponse coécrite par Shaw Chard

Voyons en quoi la sexualité avec une personne ayant un handicap peut être nouvelle pour votre partenaire, et comment vous pouvez tous deux utiliser cette information pour grandir et apprendre ensemble.

D’abord, quelques connaissances de base. Rares sont ceux d’entre nous qui ont reçu une éducation sexuelle adéquate; la communication, un facteur souvent exclu, contribue à une bonne (et espérons-le formidable!) vie sexuelle.[1] De plus, le discours dominant sur la sexualité n’est pas inclusif des personnes ayant un handicap (visible ou invisible), et ces personnes sont perçues comme étant enfantines, naïves et inaptes au désir sexuel.[2] Les programmes d’éducation sexuelle n’incluent généralement pas le handicap ou la communication, et il en va de même des représentations de la sexualité dans les médias. Parce qu’on en parle jamais, les gens supposent que la sexualité chez les personnes vivant avec un handicap est soit inexistante, soit fondamentalement « différente », ce qui crée une distinction entre les personnes « normales » et celles vivant avec un handicap.[3]

Maintenant, demandez-vous comment ces choses peuvent affecter votre partenaire et votre relation sexuelle. Vous avez dit clairement que vous appréciez votre vie sexuelle, que tout va bien entre vous deux, sexuellement, et que vous lui faites part de vos besoins. Mais à quel point comprend-elle réellement tout cela? Le discours sexuel dominant est tellement exclusif; personne ne parle de plaisir, de planification, de communication ni de choix; il n’est pas étonnant que tant de gens soient confus à l’idée de toute autre forme de sexualité. Vous et votre partenaire avez très probablement reçu une éducation sexuelle dans cette perspective étroite; même si vous êtes capable d’avoir du plaisir en tandem avec (et non malgré) votre handicap, votre partenaire pourrait avoir de la difficulté à laisser de côté ce qu’elle a appris. Il n’est pas facile de changer; vous pouvez vous aider l’un l’autre en vous soutenant le mieux possible. Essayez d’aider votre partenaire en intégrant la planification et la communication ouverte dans votre relation.

Quand je parle de communication ouverte, je veux dire non seulement d’être ouvert avec elle, mais aussi avec vous-même : vous devez cerner et comprendre vos propres désirs, car cela est crucial à pouvoir les communiquer à votre partenaire. Pour qu’elle comprenne ce que vous voulez, vous devez savoir d’abord ce que vous voulez.[4] Même si vous lui dites qu’elle agit bien, et ce dont vous avez besoin de sa part, il se peut que sa nervosité l’empêche de comprendre tout. Faites-lui savoir que de nombreuses personnes ayant un handicap, y compris vous-même, ne considèrent pas leur handicap comme un obstacle à leur vie sexuelle; au contraire, plusieurs trouvent qu’il permet une plus grande créativité au lit et une communication plus ouverte dans les relations sexuelles.[5] De plus, assurez-vous de l’inviter à exprimer ses désirs et besoins, et de la valider et la soutenir lorsqu’elle s’ouvrira. Cela facilitera une meilleure communication et vous vous sentirez probablement plus proches, ce qui augmentera votre confiance au moment de partager vos désirs, et votre capacité future à les réaliser.[6]

Parallèlement, vous devriez faire tous les deux un effort pour comprendre la situation de l’autre. Vous avez tous deux appris que parler de sexe n’est pas la norme, mais ce n’est peut-être tout simplement pas le cas pour vous. C’est ici que la planification entre en jeu. Asseyez-vous et discutez de vos désirs et besoins respectifs, et des manières de les réaliser dans un contexte où vous pouvez réellement vous entendre. La planification pourrait donner l’impression d’éliminer des qualités que nous associons au bon sexe, comme la « spontanéité » ou une « compréhension immédiate et sans mot »; toutefois, la recherche a démontré que ce type de communication ouverte contribue non seulement au plaisir sexuel, mais peut aussi augmenter la proximité et l’intimité dans l’ensemble de la relation.[7]

J’ai peut-être l’air de me répéter – combien de fois vais-je encore parler de communication? L’essentiel est que, dans toute relation, les partenaires doivent communiquer pour s’assurer que chacun en tire le meilleur parti. Parfois, nous avons simplement besoin qu’on nous dise quoi faire, et certaines relations nécessitent plus de communication que d’autres. Je ne vois pas pourquoi la planification et la communication nuiraient à votre vie sexuelle; elles renforceront probablement votre relation et rendront le sexe plus agréable. J’ose supposer que la plupart des gens veulent profiter de leur vie sexuelle, et la meilleure façon de vous en assurer est de parler de vos désirs et besoins et de ceux de votre (ou vos) partenaire(s). Allez, ayez une discussion avec cette fille extraordinaire, et récoltez-en les bienfaits.


[1] Kaufman, M., Silverberg, C., & Odette, F. (2003). The ultimate guide to sex and disability: For all of us who live with disabilities, chronic pain, and illness (1st ed., pp. 1-345). San Francisco, California: Cleis Press

[2] Katari, S. (2014). Sexuality and Disability. Sexual experiences of adults with physical disabilities: Negotiating with sexual partners, 32, 499-513. doi:10.1007/s11195-014-9379-z

[3] Esmail, S., Darry, K., Walter, A., & Knupp, H. (2010). Attitudes and perceptions towards disability and sexuality. Disability and Rehabilitation, 32(14), 1148-1155. doi:10.3109/09638280903419277

[4] Kaufman, M., Silverberg, C., & Odette, F. (2003). The ultimate guide to sex and disability: For all of us who live with disabilities, chronic pain, and illness (1st ed., pp. 1-345). San Francisco, California: Cleis Press

[5] Katari, S. (2014). Sexuality and Disability. Sexual experiences of adults with physical disabilities: Negotiating with sexual partners, 32, 499-513. doi:10.1007/s11195-014-9379-z

[6] Katari, S. (2014). Sexuality and Disability. Sexual experiences of adults with physical disabilities: Negotiating with sexual partners, 32, 499-513. doi:10.1007/s11195-014-9379-z

Mon amie de 17 ans vient de me confier qu’elle est enceinte et me demande conseil. Sa famille est très croyante et lui tournerait le dos si elle apprenait sa grossesse, alors personne n’est au courant sauf moi (pas même le garçon qui l’a rendue enceinte). Elle a peur et ne sait pas quoi faire. Que puis-je dire et faire pour l’aider?

Réponse coécrite par Ryan Croxall

Les situations de grossesse non désirée peuvent être terrifiantes et très stressantes. La première chose à faire ici serait que ton amie confirme qu’elle est véritablement enceinte. Pour ce faire, elle devrait sans tarder se rendre à une clinique qui pourra effectuer une prise de sang ou recueillir un échantillon urinaire[1]. Si la grossesse est confirmée, il faudrait immédiatement l’encourager à consulter un(e) professionnel(le), car elle pourrait être en état de choc et avoir besoin de conseils ou d’accompagnement psychologique. Un médecin de famille est une bonne personne à consulter. Les centres de santé sexuelle, comme ceux énoncés ici, seront aussi en mesure de répondre à toutes ses questions et de lui offrir des services de counselling. Son médecin de famille ou un centre de santé sexuelle seront en mesure de travailler avec elle pour l’aider et l’appuyer dans sa décision en toute confidentialité. Une autre personne vers qui elle peut se tourner serait éventuellement le père. Même si ton amie ne cherche pas nécessairement à obtenir son opinion sur la question, il pourrait être une source d’appui. Avoir un compagnon solidaire à ses côtés pourrait lui offrir le soutien dont elle a besoin pour prendre la bonne décision pour elle.

La bonne communication dans ce cas vise à soutenir la personne autant que possible. L’idée derrière la communication pour soutenir est de trouver les meilleurs moyens verbaux et non verbaux d’appuyer ton amie psychologiquement et émotionnellement[2]. Bien que chaque personne soit différente, voici certaines directives qui t’aideront à communiquer avec ton amie :

  • concentre-toi sur les sujets de préoccupation de ton amie;
  • tiens ton amie en haute estime et témoigne-lui du respect;
  • veille à ce que la décision de ton amie soit prise dans son meilleur intérêt;
  • sois sincère quand tu lui parles[3].

Garde à l’esprit que l’attitude de ton amie peut changer au fil de la conversation et qu’il faudra peut-être changer d’approche à ce moment. Cependant, si tu lui parles d’une manière attentionnée, ton amie se sentira probablement plus à l’aise. Cela peut par conséquent améliorer son état d’âme et l’aider à prendre une décision plus éclairée, une décision qui lui convienne personnellement.

Une fois que tu as trouvé une bonne façon de communiquer, explique à ton amie les trois choix qui s’offrent à elle en lien à sa grossesse. Son premier choix est de prendre soin du fœtus dans l’intention de donner naissance et d’élever l’enfant. C’est le choix de devenir parent. Ce choix implique de grandes responsabilités, mais peut aussi être une expérience très gratifiante et favorable. En faisant ce choix, ton amie s’engagerait à investir temps et énergie à prendre soin du fœtus et puis de l’enfant[4]. En devenant parent, ton amie devra apporter de grands changements à son style de vie, mais aussi consacrer beaucoup de temps et d’argent à ses nouvelles responsabilités. Elle sera par ailleurs forcée d’accepter les difficultés additionnelles auxquelles elle sera confrontée sur le plan professionnel et scolaire, mais aussi de faire face à ses ami(e)s et à sa famille dans son choix[5]. Malgré tout, devenir parent peut être très gratifiant et changer la vie de ton amie pour le mieux. Un enfant apporte entre autres une nouvelle effervescence à la vie, une nouvelle source d’amour et d’affection ainsi que la possibilité de créer une famille[6]. Bien qu’être parent implique d’importants efforts et responsabilités, cela peut être extrêmement valorisant. Il est important de souligner que si ton amie décide de devenir parent, elle doit être suivie par un médecin tout au long de sa grossesse dans le cadre de « soins prénatals ». Cela est très important pour sa santé et pour celle de son enfant[7].

La deuxième option qui s’offre à elle est l’adoption. Au Canada, le processus d’adoption varie de province en province, mais peut toujours se résumer en une entente juridique selon laquelle une autre famille ou personne deviendra parent du bébé au lieu des parents biologiques[8]. Ce contrat d’adoption est effectué par le biais d’agences publiques ou privées[9]. Ces dernières disposent de conseillers et de professionnels en adoption qui seront en mesure d’aider ton amie à décider du meilleur scénario possible pour elle-même et pour son bébé. Le processus pourrait par exemple prévoir le choix des parents adoptifs et convenir du degré d’ouverture du plan d’adoption (d’entièrement ouvert à entièrement fermé)[10]. Tout au long de ce processus, le plus important est de maintenir le fœtus en bonne santé jusqu’à la naissance. Il est donc important que la mère porteuse du bébé suive activement les directives de soins prénatals pour se maintenir en bonne santé[11]. Dernièrement, il est recommandé que ton amie sollicite l’aide professionnelle d’un(e) spécialiste en adoption pour mieux comprendre le processus avant d’aller de l’avant avec ce choix[12].

La troisième option s’offrant à ton amie est un avortement provoqué. Au Canada, l’accessibilité et la disponibilité des avortements chirurgicaux et médicamenteux varient de province en province, mais aussi de région en région (rurales ou urbaines)[13]. Les deux méthodes d’avortement offertes au Canada sont l’avortement médicamenteux et l’avortement chirurgical. On recommande que ces deux interventions aient lieu au cours du premier trimestre au Canada pour des raisons d’accès[14]. Il n’existe aucune limite de temps pour se faire avorter au Canada et un avortement chirurgical est actuellement plus facile à obtenir au Canada qu’un avortement médicamenteux[15]. Cela dit, Santé Canada a récemment approuvé la pilule abortive Mifegymiso (aussi connue comme « mifépristone » et « RU-486 »), ce qui pourrait augmenter l’accessibilité de cette méthode. Un avortement médicamenteux, comme son nom l’indique, est une interruption de grossesse induite par un médicament. Il n’est actuellement offert que jusqu’à la 7e ou 8e semaine de grossesse. Le médicament provoque en quelque sorte une fausse-couche et une évacuation du contenu utérin[16]. L’avortement chirurgical, pour sa part, est réalisé par un professionnel de la santé. Le tissu placentaire et l’embryon sont retirés par voie chirurgicale du l’utérus de la femme. Au Canada, l’intervention n’est généralement réalisée que jusqu’à la 24e semaine de grossesse[17].

Si ton amie envisage l’avortement, on lui recommande vivement de contacter le numéro sans frais d’Action Canada (1-888-642-2725). Elle pourra alors obtenir le point de service le plus près de chez elle, en plus d’obtenir des réponses fiables à n’importe quelle de ses questions. Il est aussi recommandé de prendre une décision rapidement s’il est question d’avortement. Bien qu’il n’existe aucune limite de temps au Canada pour obtenir un avortement, il est d’une part plus aisé d’obtenir un avortement au premier trimestre et, d’autre part, l’intervention comme telle est plus simple au premier trimestre.

Enfin, tu peux aider ton amie en veillant à ce qu’elle prenne, elle-même, une décision qui lui convienne. Que toi ou n’importe qui d’autre approuve de son choix ou non, tu dois rester neutre et ne pas la pousser d’un sens ou de l’autre. Ton amie peut par exemple se poser les questions suivantes avant de prendre sa décision :[18]

  • Quels sont mes pensées et mes sentiments au sujet de chacune de ces options?
  • À quelle étape de vie suis-je actuellement?
  • Suis-je assez responsable pour prendre soin des besoins d’une autre personne? Suis-je en mesure de le faire?
  • Suis-je financièrement prête à me charger des besoins d’une autre personne?
  • Est-ce que quelqu’un me met de la pression pour que je prenne une certaine décision? C’est ma décision.
  • Est-ce que les personnes qui m’entourent m’appuient?

Nous espérons que ces questions et ton soutien aideront ton amie à prendre la meilleure décision pour elle.


 

[1] Moss, D., Snyder, M., et Lin, L. (2015). Options for women with unintended pregnancy. American Family Physician, 91(8), 544-549.

[2] Berger, C.R. (2014). Interpersonal communication. Dans : S.M. Jones et G.D. Bodie (édit.), Supportive Communication (p. 371-394). Berlin/Boston: Walter de Gruyter GmbH.

[3] Priebe, S., Dimic, S., Wildgrube, C., Jankovic, J., Cushing, A., et McCabe, R. (2011). Good communication in psychiatry – a conceptual review. European Psychiatry, 26, 403-407.

[4] Holden, G. (2010). Parenting: A dynamic perspective. Thousand Oaks: SAGE Publications, Inc.

[5] Holden, G. (2010). Parenting: A dynamic perspective. Thousand Oaks: SAGE Publications, Inc.

[6] Holden, G. (2010). Parenting: A dynamic perspective. Thousand Oaks: SAGE Publications, Inc.

[7] (2012), Unplanned pregnancy: What should I do?. Journal of Midwifery & Women’s Health, 57: 543–544. doi: 10.1111/j.1542-2011.2012.00216.x

[8] (2012), Unplanned pregnancy: What should I do?. Journal of Midwifery & Women’s Health, 57: 543–544. doi: 10.1111/j.1542-2011.2012.00216.x

[9] Moss, D., Snyder, M., et Lin, L. (2015). Options for women with unintended pregnancy. American Family Physician, 91(8), 544-549.

[10] Sobol, M., et Daly, K. (1995). Adoption practice in Canada: Emerging trends and challenges. Child Welfare, 74(3), p. 655.

[11] (2012), Unplanned pregnancy: What should I do?. Journal of Midwifery & Women’s Health, 57: 543–544. doi: 10.1111/j.1542-2011.2012.00216.x

[12] (2012), Unplanned pregnancy: What should I do?. Journal of Midwifery & Women’s Health, 57: 543–544. doi: 10.1111/j.1542-2011.2012.00216.x

[13] Vogel, L. (2015). Abortion access grim in English Canada. Journal de l’Association médicale canadienne, 187(1), p. 17.

[14] Moss, D., Snyder, M., et Lin, L. (2015). Options for women with unintended pregnancy. American Family Physician, 91(8), 544-549.

[15] Vogel, L. (2015). Abortion access grim in English Canada. Journal de l’Association médicale canadienne, 187(1), p. 17.

[16] Dunn, S., et Cook, R. (2014). Medical abortion in Canada: Behind the times. Journal of Canadian Medical Association, 186(1), 13-14.

[17] Flett, G., et Templeton, A. (2002). Surgical abortion. Best Practice & Research Clinical Obstetrics & Gynaecology, 16(2), 247-261.

[18] (2012), Unplanned pregnancy: What should I do?. Journal of Midwifery & Women’s Health, 57: 543‑544. doi: 10.1111/j.1542-2011.2012.00216.x

Depuis six mois, mon partenaire a de la difficulté à rester en érection. Même si nous sommes tous les deux dans la fin de la vingtaine, est-il possible que ce soit une dysfonction érectile? Que puis-je faire pour nous aider à résoudre ce problème?

Réponse coécrite par Lianna Hrycyk

Malgré ce que les médias portent à croire, les problèmes érectiles ne touchent pas seulement des hommes plus âgés. Environ 7 % des hommes américains de moins de 30 ans déclarent avoir des difficultés érectiles. Le fait que tu cherches à savoir ce que tu peux faire pour vous aider à résoudre ce problème est un bon signe. Les psychologues recommandent de considérer les problèmes érectiles comme une préoccupation sexuelle partagée, car ils nuisent au bien-être des deux partenaires. Un diagnostic clinique de dysfonction érectile est posé en cas d’incapacité constante à avoir ou à maintenir une érection pour la durée d’une relation sexuelle. La dysfonction érectile peut être le signe d’autres problèmes médicaux sérieux, comme l’obésité, l’hypertension, le diabète ou la maladie cardiovasculaire. La première étape est d’encourager ton partenaire à consulter son médecin de famille pour écarter la possibilité de complications médicales. Tu peux lui offrir de l’accompagner à la clinique pour que le médecin puisse examiner en détail les divers facteurs entourant sa situation.

Seul un médecin peut poser un diagnostic, mais souviens-toi que la difficulté de ton partenaire à maintenir une érection ne signifie automatiquement pas qu’il a une dysfonction érectile. Sais-tu si ton partenaire a une érection lorsqu’il se masturbe ou qu’il dort? Si oui, il n’est pas nécessairement incapable d’avoir une érection, mais il n’en a pas dans certaines situations. Les sexothérapeutes mettent en garde contre la médicalisation des difficultés érectiles, où toutes les déviations de la norme sont considérées comme « dysfonctionnelles ». Comme l’a sagement écrit le renommé sexologue Alfred Kinsey, « Il n’y a rien de plus caractéristique de la réponse sexuelle que le fait qu’elle soit différente chez chaque individu. » La question « Est-ce normal? » devient alors « Est-ce un problème pour toi et ton partenaire? ».[1].

Il est important de ne pas blâmer ton partenaire; et tu ne devrais pas te blâmer non plus. Il pourrait être tentant de réconforter ton partenaire en minimisant l’impact de ses difficultés érectiles sur votre relation. Au lieu de cela, parlez ouvertement de vos préoccupations ensemble. Par exemple, comment la situation affecte-t-elle votre relation? Souhaitez-vous tous deux faire des changements? Des questions comme celles-ci amélioreront votre compréhension de la perspective de chacun sur le sujet.

L’incapacité à avoir une relation sexuelle n’entraîne pas inévitablement une perte de plaisir sexuel ou d’intimité. Cela nous amène à dénoncer deux mythes courants : 1) Les hommes peuvent avoir une érection quand ils le veulent, et 2) « Sexe » veut dire « relation sexuelle ». Dans notre société, le sexe met souvent l’accent sur la performance masculine, ce qui conduit à l’idée erronée qu’une érection est essentielle à la satisfaction. Cela met énormément de pression sur les hommes, d’avoir une érection chaque fois qu’une occasion sexuelle est possible. En réalité, l’érection survient habituellement à la suite d’une stimulation sexuelle. Par ailleurs, n’oublie pas que le « sexe » ne se limite pas aux relations sexuelles. Vois le sexe comme étant ce qui apporte du plaisir sexuel. Il existe plusieurs façons d’être intime sexuellement, qui ne nécessitent pas d’érection. Toi et ton partenaire pourriez être étonnés d’apprendre que ni l’érection ni l’éjaculation ne sont nécessaires à l’orgasme masculin. Lorsqu’un couple comprend que le plaisir ne dépend pas de l’érection ni de l’orgasme (même s’ils peuvent être agréables lorsqu’ils se produisent), les partenaires ont plus de chances d’avoir des activités sexuelles plus fréquentes et plus satisfaisantes, selon le thérapeute Bernie Zilbergeld.[2] Plutôt que de voir les caresses et les autres actes sexuels comme des « préliminaires » à la relation sexuelle, adonnez-vous au jeu sexuel pour le simple plaisir qu’il apporte. Vous pourriez même y découvrir une vie sexuelle plus diversifiée.

Plusieurs sexothérapeutes croient que de parler de sexe permet d’y trouver plus de plaisir! Une bonne communication est caractérisée par l’auto-dévoilement (partager ouvertement ses émotions et ses pensées) et la sensibilité des partenaires (démontrer sa compréhension par des actions qui tiennent compte de ce que l’autre a exprimé). Demande à ton partenaire s’il aimerait que tu l’aides à se mettre « dans l’ambiance » et que tu lui donnes du plaisir. Tu peux lui demander s’il est à l’aise de partager ses fantasmes sexuels avec toi, et n’oublie pas de lui parler des tiens également. Certains couples trouvent utile de dresser une liste à l’avance. Quoi qu’il en soit, le fait de parler de vos désirs, préférences et sentiments peut être excitant. Si vous le désirez, vous pouvez explorer des manières de vous exciter mutuellement sans la pression d’avoir une érection. Voici quelques idées pour vous inspirer :

  • S’embrasser et se donner des câlins pendant qu’une personne stimule l’autre avec ses mains ou sa bouche
  • Prendre un bain sensuel à deux
  • Un partenaire se masturbe pendant que l’autre l’embrasse et le caresse
  • La stimulation orale mutuelle
  • Se regarder l’un et l’autre en se masturbant, allongés sur le côté

De façon générale, l’élément le plus important est une communication ouverte et honnête entre toi et ton partenaire. Vous pourrez ensuite discuter ensemble d’un plan réaliste pour satisfaire vos désirs sexuels respectifs.


 

[1] Zilbergeld, Bernie. (1999) The New Male Sexuality. Revised edition. New York, New York: Bantam Books.

[2] Zilbergeld, Bernie. (1999) The New Male Sexuality. Revised edition. New York, New York: Bantam Books.

J’ai un fils de 12 ans qui a récemment commencé à se masturber. Nous avons une bonne relation ensemble, mais nous n’avons encore jamais discuté de sexe ou de sexualité. Je veux m’assurer qu’il sache qu’il peut toujours en parler à ses parents et je crois que le temps est venu de lui expliquer le sexe plus sécuritaire. Comment puis-je lui parler de sexe sans lui causer de gêne ou lui donner un sentiment de honte concernant son corps et le sexe?

Réponse coécrite par Ashish Darji 

La masturbation, à l’adolescence, est une exploration naturelle de notre propre sexualité. Il est fréquent que de jeunes adolescents et adolescentes commencent à explorer la masturbation vers l’âge de 12 ans, dans la société occidentale (voire avant cet âge, dans d’autres cultures). Vous semblez consciente qu’il est souhaitable que votre fils se sente suffisamment à l’aise avec vous, ses parents, pour parler d’expériences qu’il vit en rapport avec la sexualité. Une part importante du rôle de parent est d’aider à guider votre enfant, lors de sa croissance, afin qu’il puisse prendre les bonnes décisions pour lui. Une communication ouverte, claire et franche entre l’enfant et ses parents peut faciliter sa prise de saines décisions, à mesure qu’il grandit.

L’esprit d’un enfant est très perceptif et réceptif aux moindres émotions que déclenchent chez lui ses parents. Les adultes ne saisissent pas toujours à quel point ils ont de l’influence sur leurs adolescents; ils devraient mettre à profit leur pouvoir pour susciter un développement positif du jeune.[1] Des sentiments de honte et de culpabilité peuvent véritablement limiter la croissance sexuelle d’un-e adolescent-e.[2] Le logis d’un enfant devrait être un lieu où la communication est ouverte, au sujet de la sexualité. La plus importante chose que vous puissiez faire est d’aller vers votre enfant en l’abordant à son niveau et en considérant le monde de son point de vue. Faites preuve d’empathie et de compassion à cet égard.

Une communication ouverte est cruciale, pour un développement sexuel sain. Aucun sujet ne devrait être au-delà des limites, ou trop délicat, pour en discuter à la maison. En tant que parent, il est important de communiquer avec votre fils, pas seulement en faisant des promesses vides au sujet d’une communication ouverte, ou en disant par exemple « c’est correct, on peut discuter de tout, ensemble » sans suivre réellement cette approche. Il y a une grande et remarquable différence entre affirmer à votre enfant qu’il est autorisé à parler de tout, d’une part, et avoir d’autre part une communication honnête et authentique, à la fois verbale et non verbale.

Le développement sexuel d’un enfant est proportionnel à celui de ses parents.[3] C’est d’eux qu’il apprend en majorité à prendre des décisions concernant la sexualité. Il est possible que votre fils ait besoin que vous vous placiez à son niveau de communication. Servez-vous de ce que vous pouvez tirer de votre propre expérience, apprenez à être attentionnée dans vos réponses à ses questions et à soutenir sa curiosité sexuelle, afin que sa sexualité ait du sens et cadre bien dans sa vision du monde.

Découvrir notre sexualité, lorsqu’on est adolescent, peut être une démarche merveilleuse – et une communication ouverte peut faciliter cela. Comme parent, vous pouvez contribuer à réduire les risques sexuels, pour votre adolescent, en communiquant ouvertement au sujet de la sexualité.[4] Une franche communication ne fera pas qu’aider votre fils à naviguer dans la découverte de sa sexualité : cela l’aidera aussi à être plus conscient des risques qu’il peut rencontrer, comme la grossesse non planifiée et les infections transmissibles sexuellement. D’après une étude sur la surveillance parentale et la communication, un suivi constructif de la part de ses parents et une réelle communication entre eux et leurs jeunes peuvent jouer un rôle important dans la prévention des comportements à risque, au début et au milieu de l’adolescence.[5] Aux Pays-Bas, le discours sociétal et culturel à propos de la sexualité des ados est libéral et démonstratif d’un esprit ouvert. En conséquence, les jeunes de ce pays ont l’avantage d’avoir le plus faible taux de grossesse non planifiée ainsi que d’infections sexuelles.

Une communication ouverte, à propos de la sexualité, de l’anxiété sociale, de l’intimité et de la satisfaction sexuelle forme un ensemble aux liens étroits.[6] Lorsque la masturbation est considérée par l’enfant et ses parents comme étant une réponse saine au développement sexuel, l’enfant en bénéficiera à plusieurs égards. Votre fils aura moins d’anxiété sociale, une plus grande intimité et plus de satisfaction sexuelle, dans le futur, s’il est capable d’adopter et d’intégrer un dialogue honnête et authentique à propos de sa sexualité.

La masturbation des adolescents est un sujet complexe à aborder, et en tant que parent il est à approcher délicatement. Comme parent, vous devriez d’abord être conscient des éléments intrinsèques à la masturbation, et de leurs effets pour la personne, à la fois sur le plan physique et psychologique. Pour aider votre fils à élargir adéquatement sa conscientisation sexuelle, examinez votre approche parentale afin de ne pas imposer de sentiment de culpabilité ou de honte à propos de l’expression sexuelle. Une communication authentique et ouverte entre vous et votre enfant est l’élément le plus important qui aidera votre fils à trouver des réponses à toute question qu’il pourrait se poser. Vous avez avantage à l’informer, lorsqu’il cherche à apprendre.


[1] Clary, E. Gil, Rhodes, Jean E. (2006). Mobilizing Adults for Positive Youth Development: Strategies for Closing the Gap between Beliefs and Behaviors. The Search Institute.

[2] Aneja, J., Grover, S., Avasthi, A., Mahajan, S., Pokhrel, P., & Triveni, D. (2015). Can Masturbatory Guilt Lead to Severe Psychopathology: A Case Series.Indian Journal of Psychological Medicine, 37(1), 81–86. doi:10.4103/0253-7176.150848

[3] Wang, B., Stanton, B., Li, X., Cottrell, L., Deveaux, L., & Kaljee, L. (2013). The influence of parental monitoring and parent–adolescent communication on bahamian adolescent risk involvement: A three-year longitudinal examination. Social Science & Medicine, 97(Complete), 161-169. doi:10.1016/j.socscimed.2013.08.013

[4] Looze, M., Constantine, A. N., Jerman, P., Vermeulen-Smit, E., Bogt, T., Parent–Adolescent sexual communication and its association with adolescent sexual behaviors: A nationally representative analysis in the Netherlands – Routledge. doi:- 10.1080/00224499.2013.858307

[5] Wang, B., Stanton, B., Li, X., Cottrell, L., Deveaux, L., & Kaljee, L. (2013). The influence of parental monitoring and parent–adolescent communication on bahamian adolescent risk involvement: A three-year longitudinal examination. Social Science & Medicine, 97(Complete), 161-169. doi:10.1016/j.socscimed.2013.08.013

[6] Montesi, J., Conner, B., Gordon, E., Fauber, R., Kim, K., & Heimberg, R. (2013). On the relationship among social anxiety, intimacy, sexual communication, and sexual satisfaction in young couples. Archives of Sexual Behavior, 42(1), 81-91. doi:10.1007/s10508-012-9929-3

 

Ma colocataire est dans une relation abusive. Je la connais depuis quelques mois seulement, et nous sommes généralement peu intimes. Y a-t-il quelque chose que je peux faire?

Réponse coécrite par Stéphanie Gagnon 

Il est très normal et compréhensible, après avoir pris conscience de la situation complexe dans laquelle se trouve ta colocataire, que tu te demandes pourquoi elle ne quitte tout simplement pas sa relation. Malheureusement, même si la solution peut sembler simple, elle ne l’est pas. Il existe des façons de l’aider sans la rabaisser ou faire pression sur elle par mégarde; mais d’abord, voyons quelques raisons pour lesquelles certaines personnes peuvent choisir de rester dans une relation abusive.

Plusieurs personnes composent avec l’abus en appliquant à leur situation des stratégies cognitives qui les aident à rationaliser ce qui se passe, en soupesant les avantages et les inconvénients de la relation.[1] Des stratégies cognitives sont utilisées pour minimiser ou rationaliser les gestes de l’auteur des abus. Par exemple, une personne pourrait se sentir reconnaissante que sa ou son partenaire soit violent plutôt qu’infidèle.[2] Les avantages de la relation sont mis en valeur et les inconvénients sont laissés de côté. C’est le cycle de la violence.[3] La tension s’accumule et l’« abuseur » passe aux actes. Le stade final est la lune de miel[4] : l’« abuseur » « supplie sa partenaire de le pardonner et promet de ne plus jamais lui faire de mal »[5] et la victime est traitée comme si personne d’autre ne pouvait lui offrir autant de compassion et de tendresse que son partenaire actuel. Ce stade ne dure pas longtemps et les abus recommencent peu après. Alors, comment ta colocataire pourrait-elle choisir de rester? Elle tient à sa relation et une partie d’elle aime et chérit encore son partenaire malgré les abus. Il est peut-être facile pour elle de voir au-delà de ces moments d’emportement, si le résultat épisodique est toujours une affection intense qu’elle ne reçoit pas autrement. La situation d’une victime pourrait être compliquée si elle a des enfants dont elle doit s’occuper en plus – ou si elle vit une insécurité financière, ou si sa culture ne lui permet pas de partir. Chaque individu est motivé par des facteurs que nous ne comprenons pas nécessairement de l’extérieur. Les médias sociaux ont créé les mots-clics #WhyIStayed (#PourquoiJeSuisResté) et #WhyILeft (#PourquoiJeSuisParti) pour permettre aux victimes d’abus de partager leurs récits et leurs expériences, dans l’espoir d’aider d’autres personnes dans la même situation.

Il n’est pas surprenant que des circonstances causant des blessures physiques ou mentales puissent avoir des conséquences à long terme. Ces effets préoccupants exposent la victime à un risque de développer plusieurs maladies graves comme la maladie auto-immune, le cancer, la maladie coronarienne, etc.[6] La culpabilité est une préoccupation continuelle pour les victimes d’abus, car leur estime de soi est réduite. De plus, leur risque de dépression augmente à un rythme alarmant.[7] Sur une note plus positive, on sait que les relations intimes saines ont des bienfaits pour la santé et la satisfaction dans la vie,[8] et que les relations d’amitié peuvent être tout aussi bénéfiques – voilà une chose que tu peux assurément apporter à ta colocataire.

Les relations abusives sont évidemment très difficiles pour leurs victimes, mais il existe des façons d’aider ta colocataire[9] même si vous n’êtes pas très proches :

  • Fais-lui savoir qu’elle peut te parler. Elle a besoin d’une personne qui sera à l’écoute de ce qu’elle ressent et qui croira ce qu’elle dit sans en douter, de quelqu’un qui pourra l’épauler lorsqu’elle en a le plus besoin. Dis-lui que toutes vos conversations sont confidentielles, et respecte ton engagement; elle a besoin de pouvoir te faire confiance.
  • Parle avec elle de ce qu’elle peut faire. Les personnes qui sont dans une telle situation ont parfois l’impression de n’avoir aucune option, mais elles en ont. Montre-lui que des choix s’offrent à elle, sans essayer de prendre le contrôle – ne lui enlève pas son autonomie; elle doit faire les choses par elle-même.
  • Respecte ses choix. Quitter une relation abusive n’est pas toujours un choix clair et net.
    Qu’elle décide de rester ou de partir, assure-toi de lui dire que tu respectes ses choix et que tu continues de l’appuyer même si tu es en désaccord.
  • Ne l’abandonne pas. Qu’elle reste ou qu’elle parte, elle aura besoin de ton soutien continu. Dis-lui que tu seras là de manière inconditionnelle, peu importe qu’elle poursuive la relation ou y mette fin – que ce soit simplement pour l’écouter ou pour être une amie de confiance.[10]

Tu peux aider ta colocataire à trouver un refuge local, des groupes de paires ou des services de counselling, et à préparer un plan de sécurité au cas où elle aurait besoin de partir sur-le-champ. Assure-toi d’y indiquer de composer le 9-1-1 dès que possible, en cas de besoin : les autorités locales sont bien outillées et formées pour répondre promptement aux troubles domestiques et pour arrêter la menace le plus rapidement possible.[11] Ses expériences pourraient être traumatiques, peu importe leur ampleur par rapport à celles d’autres femmes. Heureusement, en tant que colocataire, tu peux lui offrir un milieu sûr et positif lorsqu’elle est à la maison. Toute personne a le droit de se sentir en sécurité chez elle. Et même si la sécurité peut poser des difficultés, une personne qui subit des abus doit savoir que les gens en qui elle a confiance ne lui feront pas tous du mal – tu as l’occasion de le démontrer en lui apportant le soutien et les soins dont elle a besoin.

En tant que colocataire, tu peux lui offrir des soins et du respect, et tu as déjà commencé à le faire en prenant des mesures pour améliorer sa sécurité.


 

[1] Bennett, T., Silver R., Ellard, J. (1991) Coping with an Abusive Relationship: I. How and  Why Do Women Stay?. Journal of Marriage and the Family. 53(2), 311-325.

[2] Bennett, T., Silver R., Ellard, J. (1991) Coping with an Abusive Relationship: I. How and  Why Do Women Stay?. Journal of Marriage and the Family. 53(2), 311-325.

[3] Miles, E. (1997). When someone you love is abused [How to help a friend]. Family Health. 13(4), 4

[4] Miles, E. (1997). When someone you love is abused [How to help a friend]. Family Health. 13(4), 4

[5] Miles, E. (1997). When someone you love is abused [How to help a friend]. Family Health. 13(4), 4

[6] Watkins, Le,. Jaffe, AE., Hoffman, L., Gratz, Kl., Messman-Moore., Tl., Dilillo, D. (2014) The Longitudinal Impact of Intimate Partner Aggression and Relationship Status on Women’s Physical Health and Depression Symptoms. Journal Of Family Psychology. 28. 655-665.

[7] Watkins, Le,. Jaffe, AE., Hoffman, L., Gratz, Kl., Messman-Moore., Tl., Dilillo, D. (2014) The Longitudinal Impact of Intimate Partner Aggression and Relationship Status on Women’s Physical Health and Depression Symptoms. Journal Of Family Psychology. 28. 655-665.

[8] Watkins, Le,. Jaffe, AE., Hoffman, L., Gratz, Kl., Messman-Moore., Tl., Dilillo, D. (2014) The Longitudinal Impact of Intimate Partner Aggression and Relationship Status on Women’s Physical Health and Depression Symptoms. Journal Of Family Psychology. 28. 655-665.

[9] Adapted from Miles, E. (1997). When someone you love is abused [How to help a friend]. Family Health. 13(4), 4

[10] Adapted from Miles, E. (1997). When someone you love is abused [How to help a friend]. Family Health. 13(4), 4

[11] Options for Victims. (2012). Myriad Media. Consulté le 17 juillet 2015, from https://www.victimsofcrime.org/help-for-crime-victims/get-help-bulletins-for-crimevictims/options-for-victims

 

 

Mon partenaire et moi songeons à expérimenter avec le BDSM. Aucun de nous n’avons déjà essayé cette pratique. Par où commencer?

Réponse coécrite par Anthony Mbarak et Sarah Bethune

Il peut être difficile de créer une scène BDSM pour la première fois, mais le BDSM pratiqué soigneusement peut accroître l’intimité dans une relation à long terme[1]. Le BDSM recouvre une vaste gamme d’activités érotiques[2]. Le « jeu » consiste à participer à une ou plusieurs des activités érotiques suivantes : le bondage, la douleur et la domination. Une « scène » fait référence à la rencontre d’au moins deux personnes aux fins d’activités érotiques[3]. Au cours des jeux de BDSM, un grand accent est mis sur la négociation verbale, les ententes préalables et une profonde compréhension mutuelle pour que la scène se déroule sans problème. Il faut savoir que certains adeptes pratiquent le BDSM occasionnellement comme jeu de rôle sexuel, alors que pour d’autres il s’agit d’un style de vie qui est complètement détaché des relations sexuelles. « BDSM » est un acronyme qui comprend une gamme d’activités. B/D signifie bondage et discipline. D/S se réfère aux rôles de dominant(e) et de soumis(e). S/M signifie sadisme et masochisme.

 

La communauté BDSM comme telle est une de vos meilleures ressources. Beaucoup on pu trouvé réconfort, appui et acceptation chez les membres de cette communauté unis dans un même intérêt.[4] Vous engager au sein de la communauté BDSM peut vous permettre d’apprendre ce que vous aimeriez essayer, ce à quoi vous devez vous attendre et comment rendre sexy la devise « sécurité, bon sens et consentement ». Avant de vous lancer, il serait judicieux d’approfondir vos recherches sur les genres de groupes et les événements disponibles, mais aussi de consulter les boutiques qui pourraient vous offrir des ressources et des renseignements.

 

Comme débutants, on recommande de commencer par une activité simple (comme la fessée) et de graduellement accroître le niveau de complexité au fur et à mesure que votre expérience et vos connaissances augmentent[5]. Les groupes de soutien BDSM sont une excellente façon d’apprendre les bases et de se perfectionner avec l’aide des membres expérimentés[6]. Pour approfondir vos connaissances sur la question, ton partenaire et toi trouverez des renseignements détaillés sur le BDSM en consultant des ouvrages comme Screw the Roses, Send Me the Thorns par Philip Miller et Molly Devon (en anglais seulement).

 

L’idée de s’immerger dans ses fantasmes est palpitante pour un grand nombre de gens. La notion de fantasme semble être une partie importante de ce qui rend le BDSM intéressant et sexuellement excitant[7]. Une des principales raisons qu’ont les gens de s’adonner au BDSM est après tout de s’amuser, tout simplement[8]. D’expérimenter avec certaines de ces idées et d’inventer vos propres variations est une excellente façon de vous initier au BDSM.

 

Il existe deux rôles pour les membres d’un couple jouant une scène BDSM : celui de dominant(e) et celui de soumis(e). Une soumise ou un soumis est une personne qui obéit aux ordres d’une dominante ou d’un dominant[9]. Il peut sembler qu’un(e) soumis(e) n’a aucun contrôle, cependant, le comportement de la personne dominante au cours d’une scène dépend de la rétroaction donnée par la personne soumise. En tant que personne soumise, tu es responsable de communiquer tes besoins à la personne dominante avant les jeux BDSM, mais aussi pendant la scène pour ne pas être passif ou passive et donner trop peu ou aucune rétroaction[10].

 

Le rôle de la personne dominante est d’être chargée des jeux S/M[11]. Par ailleurs, c’est la responsabilité de la personne dominante de ne jamais exiger qu’une personne soumise fasse quelque chose qui lui causerait du tort physique ou émotionnel[12]. Pendant une séance, un(e) dominant(e) averti(e) vérifiera régulièrement auprès de la personne soumise pour s’assurer que cette dernière retire ce qu’elle veut de l’expérience érotique ainsi que pour veiller à sa sécurité physique[13]. On compte parmi les caractéristiques des dominant(e)s le fait d’être attentionné(e) et responsable, mais aussi d’avoir de l’empathie et d’être très à l’écoute de la personne soumise[14].

 

Quelques règles simples veillent à ce que le BDSM demeurent une pratique positive. La communauté BDSM s’entend pour dire que ces règles renforcent les liens et la confiance entre les partenaires, contribuant ainsi à forger de meilleures relations[15]. Les jeux peuvent aussi améliorer les relations en permettant de faire plaisir à son partenaire, autant soumis(e) que dominant(e)[16].

 

Le processus de préparation à une séance de jeux BDSM comporte énormément de négociation. Chaque étape exige le consentement et la communication. Il faut aussi négocier un code de sécurité (ou « safe word »). Ce mot signale à la personne dominante que le degré de stimulation ou l’atmosphère générale de la scène dépasse les limites de la personne soumise[17]. Pour les débutants, il est aussi recommandé de tester le code de sécurité pendant un essai préliminaire aux jeux BDSM de façon à confirmer que la personne dominante respectera le code à l’avenir[18]. Pensez à utiliser deux mots de sécurité : un pour diminuer la stimulation et un autre pour arrêter complètement la scène. Assurez-vous aussi de choisir un code de sécurité simple qui pourra venir à l’esprit rapidement[19].

 

Pour finir, souvenez-vous qu’en tant que débutants vous expérimentez avec les fondements d’une pratique très complexe. Bien que le BDSM puisse être une activité risquée, votre partenaire et toi êtes en contrôle de chaque aspect de votre expérience. Tâchez, pour l’instant, de maintenir votre expérience aussi simple, sécuritaire et agréable que possible[20].


 

[1] Nichols, M. (2006). Psychotherapeutic issues with “kinky” clients: Clinical problems, yours and theirs. Journal of Homosexuality, 50(2-3), 281-300.

[2] Pillai-Friedman, S., Pollitt, J. L., et Castaldo, A. (2015).      Becoming kink-aware–a necessity for sexuality professionals. Sexual and Relationship Therapy, 30(2), 196-210.

[3] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[4] Bezreh, T., Weinberg, T. S., et Edgar, T. (2012). BDSM Disclosure and Stigma Management: Identifying Opportunities for Sex Education. American Journal Of Sexuality Education, 7(1), 37-61. Consulté à : http://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.1080/15546128.2012.650984.

[5] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[6] Miller, P., et Devon, M. (1995). Screw the Roses, Send Me the Thorns: The Romance and Sexual Sorcery of Sadomasochism. Fairfield, Connecticut: Mystic Rose Books.

[7] Turley, E. L., King, N., et Butt, T. (2011). ‘It started when I barked once when I was licking his boots!’: a descriptive phenomenological study of the everyday experience of BDSM. Psychology & Sexuality, 2(2), 123-136. doi:10.1080/19419899.2010.528018

[8] Turley, E. L., King, N., et Butt, T. (2011). ‘It started when I barked once when I was licking his boots!’: a descriptive phenomenological study of the everyday experience of BDSM. Psychology & Sexuality, 2(2), 123-136. doi:10.1080/19419899.2010.528018

[9] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[10] Easton, D., & Hardy, J. (2001). The New Bottoming Book. Gardena, CA: Greenery Press.

[11] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[12] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[13] Easton, D., et Hardy, J. (2003). The New Topping Book. Oakland, CA: Greenery Press.

[14] Hébert, A., et Weaver, A. (2015). Perks, problems, and the people who play: qualitative exploration of dominant and submissive BDSM roles. Canadian Journal Of Human Sexuality, 24(1), 49-62. doi:10.3138/cjhs.2467

[15] Hébert, A., et Weaver, A. (2015). Perks, problems, and the people who play: qualitative exploration of dominant and submissive BDSM roles. Canadian Journal Of Human Sexuality, 24(1), 49-62. doi:10.3138/cjhs.2467

[16] Hébert, A., et Weaver, A. (2015). Perks, problems, and the people who play: qualitative exploration of dominant and submissive BDSM roles. Canadian Journal Of Human Sexuality, 24(1), 49-62. doi:10.3138/cjhs.2467

[17] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[18] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[19] Wiseman, J. (1998). SM 101: A Realistic Introduction (2e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

[20] Autres références bibliographiques : Faccio, E., Casini, C., et Cipolletta, S. (2014) Forbidden games: the construction of sexuality and sexual pleasure by BDSM ‘players’. Culture, Health & Sexuality, 16(7-8), 752-764. Consulté à : http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13691058.2014.909531; Kleinplatz, P., et Mosser, C. (édit.). (2006). Sadomasochism: Powerful Pleasures. Binghamton, New York: Harrington Park Press; et Warren, J., et Warren, L. (2008). The Loving Dominant (3e éd.). Gardena, CA: Greenery Press.

 

J’ai récemment découvert que ma copine fait semblant d’avoir un orgasme, lorsque nous avons une relation sexuelle. Nous avons des relations sexuelles depuis environ six mois et je trouvais que tout allait pour le mieux. Que devrais-je faire pour que le sexe soit bon pour nous deux?

Réponse coécrite par Renee Komel

Merci de ta question. Dans cette réponse, tu trouveras de l’information expliquant à quelle fréquence il arrive qu’on fasse semblant d’avoir un orgasme, en général; les raisons pour lesquelles certaines femmes font semblant; et des façons de faciliter une conversation entre toi et ta partenaire. Les informations concernent la pénétration du pénis dans le vagin (PPV), puisque c’est l’interprétation que je donne à ton utilisation du mot « sexe » (qui peut avoir différents sens). Il est important de se souvenir que d’autres activités sexuelles peuvent être tout aussi agréables que la PPV, sinon plus!

Pour mettre les choses en contexte, je veux clarifier combien de femmes prétendent ou font semblant d’atteindre l’orgasme. Dans une étude, les chercheurs ont conclu que 25 % des hommes et 50 % des femmes qui ont participé avaient déjà prétendu atteindre l’orgasme à un moment ou l’autre, dans leurs expériences sexuelles.[1] Des femmes qui avaient de l’expérience de PPV, 67 % ont déclaré faire semblant d’avoir un orgasme; cela veut dire sept femmes sur dix, pour ce type de relation sexuelle!

Certaines autres études ont conclu à un pourcentage d’entre 53 et 58 % des femmes ayant prétendu avoir un orgasme pendant le sexe.[2] Mais quoi qu’il en soit, les données démontrent qu’il est relativement fréquent que des femmes fassent semblant d’atteindre l’orgasme lors d’une relation sexuelle. Pourquoi? Voilà la question.

La recherche a permis de trouver diverses raisons pour lesquelles certaines femmes prétendent avoir un orgasme. Une étude a suggéré que des femmes font peut-être cela comme moyen de protection contre l’infidélité.[3] Cette étude a révélé que les femmes qui considèrent leur partenaire comme étant susceptible d’avoir des aventures sexuelles étaient plus portées à prétendre atteindre l’orgasme pendant une relation sexuelle, pour démontrer leur engagement à la relation de couple. Mais ne sautons pas aux conclusions immédiatement! C’est seulement une des nombreuses raisons pour lesquelles des femmes simulent l’orgasme.

Dans une autre étude, on a demandé aux participantes pourquoi elles prétendaient atteindre l’orgasme, dans des situations particulières.[4] Quatre cinquièmes des femmes qui prétendaient à l’orgasme le faisaient pour éviter les conséquences négatives qu’elles associaient à l’idée de dire à leur partenaire qu’elles n’avaient pas d’orgasme pendant les relations sexuelles. Une d’entre elles a dit : « Mon copain aurait probablement été fâché de savoir qu’il ne m’avait pas satisfaite »; une autre a dit : « Je ne voulais pas lui faire de peine ou porter atteinte à son ego. »[5]

Les femmes déclarant prétendre à l’orgasme pour éviter de blesser leur partenaire sont un sujet courant dans d’autres études également. Par exemple, un groupe de discussion de jeunes femmes hétérosexuelles a porté sur la sexualité, l’orgasme et la communication.[6] Un thème qui est revenu souvent dans la discussion était que l’orgasme de la femme est plus important aux yeux de l’homme que de la femme. Les participantes ont laissé entendre que lorsqu’un homme cherche à satisfaire sexuellement sa partenaire, son but est de l’aider à atteindre l’orgasme. Par conséquent, si la partenaire n’a pas d’orgasme, il se sent inadéquat. Pourtant, l’orgasme n’est pas la seule façon de mesurer la satisfaction sexuelle. De fait, certaines de ces femmes ont expliqué que pour elles, « l’orgasme féminin est un “bonus”, plutôt que l’objectif ».[7]

Ta question me donne l’impression que tu crois peut-être que ta copine n’est pas satisfaite du sexe que vous avez ensemble. Il est important de savoir que le simple fait qu’elle fasse semblant d’atteindre l’orgasme ne signifie pas qu’elle n’a satisfaite de la relation sexuelle. Il est important aussi de réfléchir à ce que ton éducation ou ton expérience te pousse à croire, à propos de l’orgasme féminin. Il est possible que, sans le savoir, tu croies à des mythes ou à des idées fausses concernant la sexualité féminine.

Je t’encourage à consulter la section intitulée « Plaisir sexuel », pour des renseignements plus précis sur l’orgasme féminin, le plaisir, la sexualité, etc.

Les explications que je viens d’offrir, concernant les raisons pour lesquelles des femmes simulent l’orgasme, ne sont pas nécessairement pourquoi ta partenaire l’a fait. La seule façon de savoir, c’est de lui poser la question. Voici quelques suggestions pour t’aider dans cette démarche.

Dans tous les aspects d’une relation, une communication claire est très importante; en particulier en ce qui concerne les facettes intimes et sexuelles d’une relation. Des recherches ont indiqué que les hommes et les femmes ont des perceptions très différentes de l’orgasme et du sexe. Certains chercheurs ont suggéré que la communication entre les partenaires, à propos des préoccupations, des attentes et des expériences, est particulièrement importante pour « les jeunes couples qui ont des préoccupations au sujet de l’orgasme féminin peu fréquent dans leurs interactions sexuelles. »[8]

Il peut être utile, également, de tenir compte des possibles comportements que ta partenaire désirerait plus souvent. Ceci peut inclure les préludes au sexe, le sexe oral, la stimulation orale, l’utilisation de jouets sexuels, etc. Autre chose à considérer : étant donné que les perceptions et expériences sont différentes entre les sexes, il est utile de porter attention aux sensations que procurent les relations sexuelles, plutôt que d’avoir l’orgasme comme objectif.[9] Changer la perspective de cette façon pourrait même l’aider à atteindre l’orgasme, en éliminant cet élément de pression et en ouvrant la porte à l’exploration de nouvelles expériences!

Bref, explorer d’autres genres de sexe, comme le sexe oral, peut vous aider tous les deux à découvrir ce qui donne les sensations les plus agréables, tout en vous aidant à mieux communiquer vos attentes concernant le sexe et l’orgasme.[10]

Pourquoi certaines femmes simulent l’orgasme, pendant le sexe, est une question complexe. Voici le plus important pour toi et pour elle : la communication est cruciale, ici. Il est essentiel d’être ouverts et de bien se comprendre. Souviens-toi de ne pas commencer la conversation en pointant ta copine du doigt ou en lançant des accusations. Et comprends bien que ça n’est peut-être vraiment pas parce qu’elle trouve que le sexe avec toi n’est pas bon, ni parce qu’elle n’est pas contente que tu sois son copain. Bonne chance!


 

[1] Muehlenhard, C.L., & Shippee, S, K. (2010). Men’s and Women’s Reports of Pretending Orgasm. Journal of Sex Research, 47(6), 552-567.

[2] Darling, C.A., & Davidson, J.K. (1986). Enhancing Relationships: Understanding the Feminine Mystique of Pretending Orgasm. Journal of Sex & Marital Therapy, 12(3), 182-196; Kaighobadi, F., Shackelford, T.K., & Weekes-Shackelford, V.A. (2012). Do Women Pretend Orgasm to Retain a Mate? Archives of Sexual Behavior, 41,1121-125; and Wiederman, M.W. (1997). Pretending Orgasm During Sexual Intercourse: Correlates in a Sample of Young Adult Women. Journal of Sex & Marital Therapy, 23(2), 131-139.

[3] Kaighobadi, F., Shackelford, T.K., & Weekes-Shackelford, V.A. (2012). Do Women Pretend Orgasm to Retain a Mate? Archives of Sexual Behavior, 41,1121-125.

[4] Muehlenhard, C.L., & Shippee, S, K. (2010). Men’s and Women’s Reports of Pretending Orgasm. Journal of Sex Research, 47(6), 552-567.

[5] Muehlenhard, C.L., & Shippee, S, K. (2010). Men’s and Women’s Reports of Pretending Orgasm. Journal of Sex Research, 47(6), 552-567.

[6] Salisbury, C. M. A., & Fisher, W. A. (2014). “Did You Come?” A Qualitative Exploration of Gender Differences in Beliefs, Experiences, and Concerns Regarding Female Orgasm Occurrences During Heterosexual Sexual Interactions. Journal of Sex Research, 51(6), 616-631.

[7] Salisbury, C. M. A., & Fisher, W. A. (2014). “Did You Come?” A Qualitative Exploration of Gender Differences in Beliefs, Experiences, and Concerns Regarding Female Orgasm Occurrences During Heterosexual Sexual Interactions. Journal of Sex Research, 51(6), 616-631.

[8] Salisbury, C. M. A., & Fisher, W. A. (2014). “Did You Come?” A Qualitative Exploration of Gender Differences in Beliefs, Experiences, and Concerns Regarding Female Orgasm Occurrences During Heterosexual Sexual Interactions. Journal of Sex Research, 51(6), 616-631.

[9] Wiederman, M.W. (1997). Pretending Orgasm During Sexual Intercourse: Correlates in a Sample of Young Adult Women. Journal of Sex & Marital Therapy, 23(2), 131-139.

[10] Darling, C.A., & Davidson, J.K. (1986). Enhancing Relationships: Understanding the Feminine Mystique of Pretending Orgasm. Journal of Sex & Marital Therapy, 12(3), 182-196.