En devenant adultes, il est possible que nous commencions à réfléchir davantage à notre santé sexuelle et génésique ou que nous en entendions parler plus fréquemment. L’âge adulte est une étape de la vie où plusieurs d’entre nous songent à la planification familiale ou se font conseiller d’y voir. Avec le projet de « faire des bébés » et l’amorce de certains tests de routine en santé sexuelle (comme le test Pap, recommandé à partir de l’âge de 21 ans), il se peut que nous soyons exposé-es à une plus grande quantité d’informations sur la santé sexuelle et génésique, mais cela ne signifie pas pour autant que nous savons ce à quoi devraient ressembler la santé et le bien-être d’ordre sexuel à ce stade de la vie.  

Certain-es d’entre nous envisagent de fonder une famille (dans un avenir proche ou lointain). Ce processus n’est pas toujours aussi simple qu’on le croit : il peut occasionner des défis, comme l’anxiété liée à la conception, l’infécondité involontaire, l’infertilité, la fausse couche et/ou la mort d’un nourrisson ou la grossesse difficile. 

D’autres choisissent de ne pas avoir d’enfants ou de retarder ce projet. La vie adulte peut être excitante – nous continuons de tracer notre voie et de bâtir les relations, les familles choisies, les réseaux et les vies que nous voulons. Mais elle peut également occasionner des pressions de la part de notre entourage quant aux faits d’avoir des enfants et de prendre soin de notre santé sexuelle (en choisissant la bonne méthode contraceptive, en passant régulièrement des dépistages d’ITS, en accédant à des soins d’avortement, et plus encore). 

La santé sexuelle et génésique va bien au-delà de la décision d’avoir des enfants ou non. À l’âge adulte, les préoccupations de santé sexuelle peuvent être variées : douleur génitale ou endométriose, traumatisme ou violence d’ordre sexuel, dysfonctionnement sexuel (y compris la dysfonction érectile, les enjeux de santé mentale liés à la santé sexuelle, le début de la périménopause, etc.). 

En matière de santé sexuelle, les expériences des jeunes, des jeunes adultes et des adultes plus âgés ne sont pas clairement délimitées. La présente section aborde d’importants sujets qui sont pertinents à divers stades de la vie, y compris à l’âge adulte; elle vous permettra de réfléchir aux facteurs qui influencent et soutiennent votre santé et votre bien-être d’ordre sexuel. 

Droits 

Il serait impossible de parler de la santé sans aborder les droits. 

Tous les adultes ont des droits humains en ce qui a trait à la santé sexuelle et génésique. Ces droits sont universels et s’appliquent à tous les individus, peu importe qui ils sont et où ils vivent. Tous les êtres humains sont fondamentalement égaux; chacun-e mérite d’être traité-e avec respect et dignité et de vivre sans discrimination. Or les droits humains sont un ensemble de droits et de responsabilités. Nous y avons droit, mais nous avons également la responsabilité de respecter les droits des autres dans nos actions et nos interactions. 

Malheureusement, en matière de santé sexuelle et génésique, les droits de tous et toutes ne sont pas respectés de manière égale.  

Quel est le lien entre les droits humains et la santé sexuelle 

Les droits sexuels sont les droits de chaque être humain de contrôler pleinement sa sexualité, sa reproduction et son genre, y compris sa santé sexuelle et génésique. Les droits sexuels sont fondamentaux en matière d’égalité, de dignité et de protection contre la discrimination, la coercition, la violence et les préjudices.  

Le respect de nos droits est essentiel à notre santé. Ceci vaut également pour notre santé sexuelle et génésique, qui est liée à notre capacité d’accéder aux soins dont nous avons besoin, à l’information nécessaire pour prendre des décisions de santé et les appliquer ainsi qu’aux protections et aux recours pertinents contre la discrimination.  

Vous voulez en savoir plus sur les droits humains et la santé sexuelle? Cliquez ici pour découvrir neuf droits humains qui sont directement liés à la sexualité et à la reproduction >> 

Notre santé et notre bien-être d’ordre sexuel : points importants à retenir  

La santé sexuelle, ce n’est pas seulement l’absence de maladie : c’est un aspect essentiel et positif de l’expérience humaine. Même s’il peut être difficile et inconfortable pour certain-es d’entre nous de parler de sexe et de santé sexuelle, il n’en demeure pas moins que notre bien-être général passe par les dimensions physiques, émotionnelles, mentales et sociales de notre genre et de notre sexualité.  

Le thème de la santé sexuelle englobe de nombreux sujets importants comme les questions et préoccupations concernant les façons d’avoir des relations sexuelles confortables et agréables, la santé génésique, les ITS ou la dysfonction érectile. Nous avons le droit à la santé sexuelle, à des informations de santé sexuelle fondées sur des données, à des politiques publiques propices à la santé sexuelle, de même qu’au plaisir.  

Nous pouvons cultiver la santé et le bien-être d’ordre sexuel par divers moyens importants, et ce malgré les défis. La première étape est de se renseigner et de parler de notre santé sexuelle avec nos êtres aimés et nos professionnel-les des soins de santé. Ceci nous assurera de ne pas négliger cette importante partie de nous-mêmes.  

Sexe  

Le sexe n’a pas qu’une seule définition; il signifie différentes choses pour différentes personnes. Pour certain-es, le sexe désigne la pénétration vaginale ou anale. Pour d’autres, il inclut toute forme de stimulation génitale. Pour plusieurs, le sexe peut inclure le toucher et la proximité, les jouets sexuels ou les scénarios érotiques. Il n’existe pas de définition unique du sexe. 

La sexualité ne se limite pas à l’activité sexuelle. Elle englobe différents aspects de nos vies, y compris l’orientation sexuelle. Notre orientation sexuelle est faite de notre attirance émotionnelle, romantique, physique et/ou sexuelle à l’égard des autres – ou de l’absence de ces éléments. Certain-es d’entre nous pourraient aussi s’identifier comme asexuel-les et/ou aromantiques, c’est-à-dire ne pas ressentir une telle attirance sexuelle ou un tel désir intrinsèque de relations sexuelles ou romantiques.  

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Des personnes ayant des corps, des sexualités et des genres différents ont différentes formes de sexe. La découverte de ce que l’on trouve agréable et plaisant est un processus qui dure toute la vie et auquel il est conseillé d’être ouvert-e. La sexualité évolue tout au long de la vie : ce que nous trouvons agréable peut évoluer avec l’âge, lorsque nos corps se transforment (naturellement ou à la suite d’une maladie ou d’un traumatisme), à cause des effets secondaires de médicaments ou de traitements médicaux, en fonction des personnes qui nous attirent ou qui sont nos partenaires, de notre compréhension évolutive du genre, et plus encore.  

Plaisir 

Il y a plusieurs raisons de pratiquer le sexe; l’une d’elles est de ressentir du plaisir. 

Lorsque nous parlons de notre santé et de notre bien-être d’ordre sexuel, nous nous concentrons trop souvent sur la prévention des résultats néfastes comme les infections ou les grossesses non planifiées. Même si ces sujets sont importants, prendre soin de notre santé sexuelle signifie aussi nous occuper de notre satisfaction sexuelle et de notre bien-être sexuel en général. Pour ce faire, il faut demander l’information et le soutien dont nous avons besoin pour être en santé, heureux/heureuses et satisfait-es de notre sexualité et du sexe que nous avons.  

Face aux défis, aux anxiétés, aux problèmes ou aux questions sur les façons d’avoir du sexe agréable et confortable, nous devrions nous sentir à l’aise de demander l’aide de nos partenaires, de nos personnes de confiance et de notre équipe de soins de santé. Il est important de discuter du plaisir pour cultiver cette importante facette de nos vies.

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Qu’est-ce qu’être « normal »? 
« Suis-je normal-e? » – voilà une question que les gens se posent très souvent à propos de leur sexualité, de leur niveau de désir, de leurs préférences et de leurs fantasmes.  

Il est tout à fait normal de se questionner sur le sexe et la sexualité et de se demander où l’on se situe. Notre perception de notre vie sexuelle et du sexe que nous voulons est susceptible d’évoluer au cours de notre vie. Les attitudes sociétales évoluent aussi. Tâchons de ne pas nous attacher au concept de la normalité. En ce qui a trait aux actes, pratiques ou expériences d’ordre sexuel, les seules préoccupations valables sont le consentement, le plaisir et le bien-être des personnes impliquées ou concernées (y compris nous-mêmes). 

Plusieurs d’entre nous nourrissent une curiosité à l’égard des normes sexuelles, car il est encore parfois tabou ou inconfortable de parler ouvertement de sexe. Ceci signifie que nous nageons souvent dans l’inconnu face aux défis; nous ne savons pas vers qui nous tourner et plusieurs de nos questions demeurent sans réponse. La stigmatisation et le malaise associés aux discussions de nature sexuelle font en sorte que plusieurs personnes n’abordent pas la santé sexuelle ou les enjeux liés au sexe avec leurs professionnel-les des soins de santé, et ce même si elles sont préoccupées ou malheureuses. Nous vous encourageons à trouver un-e professionnel-le des soins de santé qui est positif-ve à l’égard de la sexualité et à lui poser vos questions de santé sexuelle lors de votre rendez-vous. N’oubliez pas de lui faire part de toute question ou préoccupation pertinente à votre vie sexuelle.  

Certain-es d’entre nous peuvent avoir un désir sexuel qui fluctue. Ces variations peuvent être circonstancielles, temporaires, liées à notre état d’esprit, etc. Cela dit, en cas d’inquiétude quant à notre niveau de désir, nous avons le droit à du soutien. Le trouble lié à la baisse du désir sexuel (TBDS) et l’aversion sexuelle sont relativement répandus et peuvent affecter des personnes de tous genres. Toutefois, les professionnel-les des soins de santé ou les patient-es n’abordent pas toujours le manque de désir sexuel ou l’aversion sexuelle en raison du malaise qui s’y associe. 

Vous voulez en savoir plus sur le désir? Cliquez ici pour une lecture sur le désir réactif et le désir spontané >>  

Les hommes cisgenres ont-ils plus d’orgasmes que les femmes cisgenres?  

De nombreuses recherches ont porté sur la fréquence des orgasmes et sur « l’écart d’orgasme », c’est-à-dire la différence entre la fréquence à laquelle les femmes et les hommes cisgenres atteignent l’orgasme. Une équipe de chercheurs de l’Université Chapman et de l’Institut Kinsey s’est penchée sur la question et a examiné la fréquence des orgasmes en lien avec divers actes sexuels.  

Les chercheurs ont trouvé un réel écart d’orgasme entre les hommes et les femmes cisgenres. Toutefois, en examinant divers types de relations, notamment celles entre personnes de même genre, ils ont constaté que ces personnes atteignaient beaucoup plus souvent l’orgasme que les partenaires de relations hétérosexuelles. Cette observation a remis en question les stéréotypes et les présupposés selon lesquels les hommes cisgenres ont naturellement plus d’orgasmes que les femmes cisgenres.

L’étude avait notamment pour but d’identifier les attitudes et les comportements qui semblent conduire à des orgasmes plus fréquents. Les chercheurs ont cerné les comportements qui distinguaient nettement les femmes qui atteignaient fréquemment l’orgasme. Il s’est avéré que le meilleur prédicteur de la fréquence d’orgasme chez la femme est la fréquence à laquelle elle reçoit du sexe oral. Les femmes qui atteignaient plus souvent l’orgasme ont déclaré recevoir plus souvent du sexe oral dans le cadre de leurs activités sexuelles, avoir des relations sexuelles qui durent plus longtemps et être plus satisfaites de leurs relations en général.  

Plutôt que d’être découragé-es par l’écart d’orgasme dans les relations hétérosexuelles, nous devrions réfléchir aux moyens de le réduire. Nous pouvons réduire l’écart d’orgasme en abordant les enjeux liés aux normes de genre et au pouvoir dans nos relations. Le plaisir et les fantasmes de l’homme sont priorisés (le plus souvent de façon inconsciente, en raison de notre éducation, de la culture populaire et de l’absence d’images d’une sexualité et d’un plaisir féminins authentiques, dans les médias) et le plaisir de la femme reçoit moins d’attention. 

Ces informations peuvent éclairer notre réflexion sur le désir et la satisfaction dans nos relations. Nous pouvons cultiver des relations sexuelles saines et mutuellement satisfaisantes, où le désir est stimulé en portant attention aux besoins de chaque partenaire. Pour certain-es d’entre nous, ceci pourrait impliquer d’examiner comment nous approchons le sexe avec des partenaires, ce à quoi nous croyons avoir droit, comment montrer notre vulnérabilité ou non, et plus encore. Une excellente façon de cultiver cet élément crucial est de demander du soutien lorsque nous en avons besoin, pour avoir ces conversations et modifier nos manières d’entrer en relation.

La stimulation sexuelle est-elle synonyme de réponse sexuelle? 

Le désir peut parfois s’accompagner d’excitation sexuelle. Nous pouvons ressentir de l’excitation pour une personne en particulier, en regardant quelque chose (par exemple, de la pornographie ou d’autres images sexuelles), en rêvant au sexe ou en y pensant. Lorsque cela se produit, des sensations très intenses de stimulation sexuelle (afflux de sang aux organes génitaux, sensibilité accrue au toucher, érection ou sensation de moiteur ou de lubrification à la vulve ou au pénis) peuvent apparaître dans notre corps. Dans un tel cas, nous avons souvent le sexe (y compris la masturbation) à l’esprit, mais la stimulation et l’excitation sexuelle n’arrivent pas toujours au même moment – c’est ce que l’on appelle la non-concordance de l’excitation 

La non-concordance de l’excitation signifie différentes choses. Parfois, un élément non sexuel suscite une réponse d’excitation dans notre corps, même si nous n’avons pas envie de sexe à ce moment précis. Dans d’autres cas, il se pourrait que nous ayons envie de sexe, mais que notre corps n’en veuille pas. Cette situation peut porter à confusion, en particulier dans un contexte où nous sommes inondé-es de messages qui nous disent à quel moment nous devrions être excité-es et par quoi. Il est essentiel de se rappeler qu’une personne dont le corps montre une réponse d’excitation n’a pas nécessairement envie de sexe. De la même façon, ne pas avoir de réponse d’excitation lorsque vous tentez de passer aux actes avec quelqu’un ne signifie pas que vous ne trouvez pas cette personne attirante ou « douée pour le sexe ». Lorsque vous avez envie de sexe mais que votre corps n’est pas excité, la bonne nouvelle est qu’il existe de nombreuses façons amusantes de vous mettre dans l’ambiance – comme la lubrification, les jouets sexuels et la masturbation. 

Sexualité saine et relations saines

À l’exception de ceux et celles d’entre nous qui s’identifient comme asexuel-les (une forme d’orientation sexuelle), les humains sont généralement des êtres sexuels. L’expérience de la sexualité est façonnée par nos valeurs, nos attitudes, nos comportements, notre image corporelle, nos croyances, nos émotions, notre personnalité, nos expériences, nos préférences, notre spiritualité et toutes les facettes de notre socialisation. 

Même si nous sommes en grande partie des êtres sexuels, il est normal que nous ayons plusieurs interrogations à propos du sexe et de la sexualité. Nous sommes tous et toutes engagé-es dans un processus d’apprentissage à vie sur notre sexualité. Plus nos connaissances sur le sexe et la sexualité sont étoffées, plus nous sommes capables de prendre en charge notre vie sexuelle et notre santé sexuelle. Cliquez ici pour en savoir plus sur la sexualité saine >> 

Lorsqu’il est question de santé sexuelle et d’expériences sexuelles, les relations sont un sujet incontournable. Toute relation n’est pas sexuelle; des relations saines et des réseaux de soutien social de qualité ont un impact direct sur notre bien-être, voire sur notre espérance de vie. Des relations solides et saines nous aident à gérer efficacement le stress, à résoudre les problèmes et à surmonter les défis de la vie. L’état de nos relations influence également notre satisfaction sexuelle, même dans un cadre plus informel. Le fait de savoir comment cultiver des relations saines fait partie intégrante de notre bien-être général.    

Sécurité dans les relations 

Parfois, les relations fonctionnent bien et nous apportent de la joie; d’autres fois, elles conduisent certaines personnes à se sentir déprimées, prises au piège ou épuisées mentalement ou émotionnellement. Certaines relations peuvent menacer le bien-être ou la sécurité. La violence au sein de relations intimes et la violence sexuelle sont d’importantes problématiques qui ont un impact sérieux sur les personnes qui les vivent, y compris les enfants qui en sont témoins.

Le fait de pouvoir vivre sans violence ou menace de violence (y compris la violence sexuelle, la coercition sexuelle, les traitements dégradants et le harcèlement) est un aspect clé de la santé et du bien-être d’ordre sexuel. La violence nous expose à un risque accru d’ITS et de coercition reproductive; de plus, elle affecte nos vies, notre santé mentale et notre capacité d’accéder à des ressources et à du soutien. Si nous vivons ou avons vécu une situation de violence, les professionnel-les des soins de santé peuvent faire partie de notre système de soutien.  

Cliquez ici pour en savoir plus sur la violence au sein de relations intimes et sur la violence sexuelle >> 

Pour les professionnel-les des soins de santé : 

Cliquez ici pour en savoir plus sur la pratique sensible aux traumatismes >> 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les soins aux patient-es qui vivent de la violence sexuelle >> 

Enjeux de santé génésique  

Pour plusieurs d’entre nous, la santé sexuelle et la reproduction sont étroitement liées. La liste qui suit identifie des manifestations possibles de ce lien dans nos vies. Cet aperçu des enjeux/préoccupations de santé génésique n’est pas exhaustif, mais il apporte un éclairage sur les manières intimes par lesquelles la santé génésique peut influencer notre bien-être général.

Le cycle menstruel et son lien avec la santé mentale et globale  

En général, lorsqu’elles arrivent à l’âge adulte, les personnes qui ont des menstruations connaissent déjà assez bien leurs cycles menstruels. Nous savons à quelle fréquence nos règles se produisent, quel est leur flux habituel, etc. Toutefois, les choses peuvent toujours changer – par exemple, nous pourrions observer des changements à notre cycle en arrêtant la contraception hormonale ou en amorçant un traitement hormonal de substitution, ou nous pourrions envisager de concevoir et vouloir suivre notre cycle de plus près. 

Il est important de bien comprendre notre cycle menstruel et d’y porter attention. Celui-ci peut être révélateur de notre état de santé et des fluctuations de notre niveau d’énergie. Un aspect important de votre santé sexuelle consiste à apprendre à faire le suivi de votre cycle menstruel pour mieux comprendre son impact et connaître ce qui est normal pour vous. Les fluctuations hormonales liées aux menstruations peuvent avoir d’importants impacts sur les personnes en âge de procréer. Pour mieux prendre soin de nous, il peut être utile d’observer attentivement comment nous nous sentons dans notre corps et comment notre humeur varie à divers stades de notre cycle menstruel.   

Le cycle menstruel peut également avoir un impact considérable sur notre santé mentale. Cliquez ici pour en savoir plus sur les impacts possibles du cycle menstruel sur notre santé mentale >> 

Choisir une méthode contraceptive 

Les gens ont recours à la contraception pour diverses raisons. Il n’y a pas de raison qui soit « meilleure » qu’une autre. Même si le principal objectif de la contraception est de prévenir la grossesse, plusieurs personnes l’utilisent pour ses bienfaits ou ses impacts sur la santé. Par exemple, certaines méthodes contraceptives hormonales peuvent aider à régulariser les règles, à traiter les troubles de l’humeur associés au cycle menstruel, à réduire l’acné et/ou à atténuer la douleur liée à l’endométriose. D’autres méthodes peuvent supprimer les règles, ce qui peut être utile en cas de dysphorie de genre (terme désignant les divers sentiments qu’une personne peut éprouver si elle a l’impression d’être différente de son sexe assigné à la naissance ou du genre que l’on suppose d’elle compte tenu de son sexe assigné). Certaines personnes vivent une dysphorie associée à leurs menstruations et à leur identité de genre.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les méthodes de contraception/contrôle de la fertilité et pour découvrir celle qui vous convient le mieux >>
 

Grossesse non planifiéeVoici vos options.

Des personnes deviennent enceintes à divers âges et à stades de leurs vies. Lorsqu’il nous faut prendre une décision à propos d’une grossesse non planifiée, il est important de se rappeler que chaque personne est différente et que nous rencontrons tous et toutes des circonstances différentes qui influencent les choix que nous faisons à différents moments de nos vies. Chaque personne doit prendre la décision qui lui convient. Chaque année, au Canada, environ 60 % des grossesses ne sont pas planifiées; de celles-ci, près de la moitié conduisent à un avortement, et les autres à une naissance. Si vous vivez une grossesse non planifiée, sachez que vous n’êtes pas seul-e.

Il peut être difficile de gérer nos émotions lorsque nous tentons de prendre une décision concernant une grossesse non planifiée. Ceci peut être particulièrement complexe à un certain stade de la vie adulte, lorsque les gens s’attendent à ce que l’on devienne enceinte ou que l’on planifie le devenir un jour; que des circonstances de vie rendent angoissante ou insoutenable l’idée de poursuivre une grossesse malgré notre désir d’être enceinte; que nos années de fécondité tirent à leur fin; ou que l’on a déjà des enfants. Le counselling sur les options de grossesse est une excellente façon d’obtenir un soutien compétent et exempt de préjugés pour évaluer les nombreux facteurs qui influenceront votre décision. Au besoin, téléphonez à la Ligne d’accès pour obtenir des références dignes de confiance en matière de counselling sur la grossesse.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les différentes options qui s’offrent à vous en cas de grossesse non planifiée >>
 

Planifier une famille, fonder une famille et choisir sa famille 

Planifier une famille ne se limite pas au choix d’avoir des enfants ou pas. Il n’y a pas qu’une seule définition de la famille. Les familles prennent diverses formes, qui méritent toutes d’être respectées et reconnues; ceci inclut les familles choisies, c’est-à-dire un groupe d’individus qui se choisissent entre eux pour jouer des rôles importants dans leurs vies respectives, et ce même s’ils ne sont pas unis par des liens biologiques ou juridiques.

Les familles se déclinent en une variété infinie : familles biologiques, familles nucléaires, familles adoptives, familles dont les parents sont de même sexe, familles queer, familles polyamoureuses, familles reconstituées, familles mixtes, familles qui ont des relations de coparentalité avec plusieurs personnes, familles d’accueil, familles élargies, familles immédiates, familles monoparentales, familles sans enfant, familles à cohabitation multigénérationnelle, familles divorcées, et plus encore. Nous pouvons créer nos familles d’innombrables façons – par l’adoption, les familles d’accueil, les technologies de reproduction assistée, les donneurs de sperme et/ou donneuses d’ovules, les parents de substitution, la cohabitation, en choisissant des ami-es de la famille qui en deviennent membres (famille choisie), en prenant soin les un-es des autres, etc. 

Souvent, les seules familles que nous voyons dans les médias et dans les livres (y compris les livres pour enfants) sont des familles dont les deux parents sont hétérosexuels. On ne peut se fier à l’apparence d’une personne pour deviner ce à quoi ressemble sa famille; il y a d’innombrables façons de former une famille. Il est important de faire preuve d’inclusivité en ce qui a trait aux familles, car plusieurs d’entre nous fonderont (ou ont déjà fondé) des familles qui s’éloignent du modèle conventionnel. Cliquez ici pour en savoir plus sur la diversité familiale au Canada >>  

Coercition reproductiveune forme de violence au sein de relations intimes

La coercition reproductive est une forme de violence au sein d’une relation intime, où l’un-e des partenaires utilise des aspects de la santé génésique de l’autre personne (comme l’utilisation de méthodes contraceptives et la grossesse) pour maintenir le pouvoir, le contrôle et la domination sur elle. Les formes de coercition reproductive les plus répandues incluent le sabotage des moyens de contraception, la coercition liée à la grossesse et les pressions liées à la grossesse.  

Le sabotage des moyens de contraception est l’interférence active avec la méthode contraceptive d’un-e partenaire afin de provoquer une grossesse. Par exemple : cacher, retenir ou détruire des contraceptifs oraux; briser ou trouer par exprès un condom ou le retirer pendant une relation sexuelle sans le consentement de l’autre partenaire (aussi appelé « retrait secret du condom » ou « stealthing »); ne pas se retirer alors que ceci était la méthode contraceptive convenue; et retirer un anneau vaginal, un timbre contraceptif ou un dispositif intra-utérin (DIU). Une vaste étude réalisée aux États-Unis a révélé qu’une femme sur sept âgée de 16 à 29 ans avait été la cible d’un sabotage de ses moyens de contraception au cours de sa vie, qu’une sur cinq avait subi des pressions d’un-e partenaire pour devenir enceinte, et qu’une femme sur trois ayant vécu de la violence au sein d’une relation intime avait aussi subi de la coercition reproductive. Des expériences de coercition reproductive ont également été signalées par une personne sur huit n’ayant pas vécu d’autres formes de violence relationnelle, ce qui signifie qu’elles se produisent dans des relations qui ne semblent autrement pas violentes.  

Les pressions liées à la grossesse signifient faire pression pour qu’un-e partenaire devienne enceinte, et ce contre son gré. Elle implique des comportements coercitifs comme des relations sexuelles forcées (agression sexuelle), des menaces ou des actes violents à l’endroit d’un-e partenaire qui ne suit pas la volonté de la personne qui fait pression quant à la décision d’interrompre ou de poursuivre une grossesse. Voici quelques exemples de pression et de coercition liées à la grossesse : menacer de blesser un-e partenaire qui n’accepte pas de devenir enceinte; forcer un-e partenaire à mener à terme une grossesse contre son gré par des menaces ou des actes violents; forcer un-e partenaire à mettre fin contre son gré à une grossesse; ou blesser un-e partenaire de manière à provoquer une fausse couche.

Cliquez ici pour plus d’information et de ressources sur la coercition reproductive >>  

Tentatives de conception, infertilité et infécondité involontaire  

Les tentatives de conception, l’infertilité et/ou l’infécondité involontaire sont des enjeux de santé génésique qui peuvent avoir un impact considérable sur notre santé mentale et notre bien-être. Nous méritons tous et toutes le soutien de nos êtres aimés, de notre communauté et de notre équipe de soins de santé lorsque nous rencontrons l’un ou l’autre de ces défis.  

Si vous tentez de devenir enceinte, il existe de nombreuses ressources qui peuvent vous renseigner sur les meilleurs moments pour concevoir, les technologies médicales d’aide à la grossesse, les soutiens offerts aux familles LGBTQ2S+ (lesbiennes, gais, bisexuel-les, trans, queer, bispirituel-les et plus), la période à laquelle l’âge commence à affecter la fertilité, le moment où vous devriez demander de l’aide si vous tentez de concevoir depuis un certain temps, etc. Il est important de parler avec des ami-es et des proches dignes de confiance de même qu’avec votre équipe de soins de santé, afin d’obtenir le soutien dont vous avez besoin pour assimiler de grandes quantités d’informations médicales, naviguer dans des systèmes médicaux comme les cliniques de fertilité et composer avec l’anticipation et le stress que cet important événement de la vie peut entraîner. 

Certain-es d’entre nous auront du mal à concevoir. L’infertilité est plus répandue qu’on le croit – malgré les messages reçus dans notre jeunesse, qui suggéraient qu’il était très facile de devenir enceinte « accidentellement » (ce qui est vrai pour certaines personnes, mais pas pour d’autres). Au Canada, une personne sur six qui désire être enceinte rencontre des problèmes d’infertilité au moment de concevoir son premier enfant ou après une grossesse réussie (« infertilité secondaire »). L’infertilité secondaire réfère aux parents qui échouent à concevoir après 12 mois d’essai ou qui vivent des fausses couches à répétition. Si vous avez des problèmes de fertilité, il existe des options et de l’aide médicale. Il est important de demander du soutien pour l’aspect médical de l’infertilité, mais également pour ses possibles impacts émotionnels. Les traitements de fertilité peuvent soumettre nos corps, nos esprits et nos relations à un stress important. Le fait d’exprimer ce qui nous stresse peut nous permettre de découvrir d’autres personnes qui ont vécu la même expérience, ce qui peut être réconfortant.

Plusieurs d’entre nous surmonteront leurs défis de fertilité grâce aux traitements, mais d’autres seront confronté-es à l’infécondité involontaire. Les informations sur ce sujet sont rares; ceci pourrait faire en sorte que les personnes touchées reçoivent peu de soutien social. Il est plus difficile de composer avec des problèmes de santé physique et mentale (comme l’anxiété et la dépression pouvant s’associer au deuil) lorsque l’on ne reçoit pas le soutien nécessaire. Si vous vivez une infécondité involontaire, sachez que vous n’êtes pas seul-e; vous méritez du soutien et des soins pour cet enjeu sérieux. Votre équipe de soins de santé peut jouer un rôle actif pour faire en sorte que vous receviez l’attention qu’il vous faut.  

Perte de grossesse (fausse couche) 

La fausse couche est chose courante : elle touche approximativement 15 à 20 % des grossesses, la plupart du temps au cours des huit premières semaines. On ne connaît généralement pas sa cause. On a beau avoir tendance à se blâmer, elle n’est pas due à quelque chose qu’on a fait ou pas fait, ou qu’on a mangé ou pas. Si vous avez une fausse couche, ce n’est pas votre faute. 

Pendant la grossesse, il est important de prendre au sérieux tout saignement vaginal et de consulter notre professionnel-le de la santé si nous en avons. Approximativement 20 % des personnes enceintes auront des saignements vaginaux avant la 20e semaine de grossesse, et environ la moitié de ces grossesses poursuivront leur cours sans autre trouble. Le saignement peut toutefois être un symptôme de fausse couche. Une aide médicale est nécessaire afin de savoir si c’est une fausse couche et, au besoin, de la prendre en charge. 

La fausse couche est une expérience répandue, mais on n’en parle pas assez. Plusieurs personnes se sentent très seules dans cette expérience de vie, et démunies devant les sentiments qu’elle leur donne. Certain-es d’entre nous ressentent un deuil profond, à la perte d’une grossesse désirée, et peuvent mettre un certain temps à se rétablir de cette épreuve. Les personnes que vous aimez, les membres de votre communauté ainsi que votre équipe de soins médicaux peuvent tous être des sources de soutien si cela vous arrive. 

Mortinatalité et décès du nouveau-né  

C’est rare, mais certaines personnes peuvent perdre leur bébé à un stade plus avancé de la grossesse. De plus, certains bébés naissent trop tôt, ou encore avec une maladie sérieuse ou des problèmes que l’équipe de soins de santé n’avait pas prévus. Dans ces rares cas, certains bébés meurent en stade avancé de grossesse, peu avant de naître, pendant l’accouchement ou peu après. 

Accoucher d’un mort-né ou perdre un nouveau-né est un événement dévastateur qui nécessite des soins empreints de compassion. 

Le Pregnancy and Infant Loss Network offre des ressources utiles aux personnes qui vivent une perte de nouveau-né et le deuil qui s’y rattache. Son site Web inclut une section pour les intervenant-es en soins de santé, afin de les aider à offrir des soins appropriés et compatissants aux personnes touchées.  

Soins de grossesse et prénatals 
Pendant notre âge adulte, plusieurs d’entre nous seront enceintes. Si nous choisissons de poursuivre la grossesse, planifiée ou non, les soins prénatals sont une partie importante de l’expérience.  

Les soins de grossesse engobent les soins de santé prénatals (avant la naissance) et postnatals (après la naissance) pour les personnes enceintes. Ils consistent en des informations importantes, divers tests ainsi que des traitements et des soins pour réduire les risques de la grossesse et pour augmenter les chances d’avoir un accouchement sain et sûr. Des visites prénatales périodiques peuvent aider les professionnel-les de la santé à examiner le déroulement de la grossesse et à repérer toute complication ou tout problème avant que cela ne devienne plus sérieux. 

Une grande partie de l’information concernant la grossesse concerne les soins prénatals, mais les soins post-partum sont aussi très importants. Le post-partum dure entre six et huit mois à partir de la naissance du bébé. Pendant cette période, la personne qui vient d’accoucher vivra plusieurs changements physiques et émotionnels, en même temps qu’elle apprendra à prendre soin de son nouveau-né tout en manquant de sommeil. Les soins post-partum consistent à se reposer adéquatement, bien se nourrir, recevoir du soutien en matière d’allaitement si nécessaire, et des soins pour le vagin et pour la santé mentale, au besoin.  

Violence obstétricale

L’expression « violence obstétricale » fait référence aux mauvais traitements et à la maltraitance que vivent certaines personnes dans le cadre des soins de santé génésique, généralement dans le processus d’accouchement. La violence obstétricale peut inclure des interventions ou traitements médicaux sans le consentement de la personne (p. ex., l’épisiotomie ou l’utilisation d’instruments comme les forceps), la stérilisation forcée, la césarienne non consensuelle, le refus de donner des soins (et des médicaments pour gérer la douleur). Elle englobe également le blâme et la stigmatisation de la part de professionnel-les des soins, la menace de faire appel au système de bien-être de l’enfance (en particulier pour ce qui concerne des femmes autochtones ou racisées qui se voient plus souvent que d’autres retirer la garde de leurs enfants), ou encore une violence évidente lors du travail d’accouchement (violence physique, humiliation verbale et harcèlement, agression sexuelle ou examens vaginaux coercitifs).  

La violence obstétricale peut avoir des conséquences dévastatrices; elle peut causer des complications de santé, une sérieuse détresse psychologique, des traumatismes et, dans certains cas, le décès dû à la négligence.

Bien que les soins de santé génésique constituent généralement une expérience positive et affirmative, plusieurs personnes sont maltraitées dans le cadre de leurs soins d’accouchement et post-partum – c’est une réalité qui est de plus en plus reconnue et dont on parle plus qu’avant. C’est particulièrement le cas des personnes touchées par le racisme, le colonialisme et la pauvreté, de même que des personnes qui consomment des substances. La maltraitance est souvent due à des stéréotypes trompeurs à propos des personnes qui font de « bons parents » et des personnes considérées comme ayant les connaissances et compétences adéquates. 

Les intervenant-es de soutien à la naissance, y compris les doulas et les sages-femmes, peuvent apporter une excellente aide pour atténuer les expériences possibles de violence dans le cadre des soins génésiques. Malheureusement, les doulas et les sages-femmes ne sont pas toujours accessibles, à cause de politiques qui restreignent les soins et services de ces intervenantes, de même que de coûts trop élevés pour certaines personnes. Par ailleurs, tout le monde ne choisit pas d’avoir une doula ou une sage-femme dans son équipe d’accouchement.  

Pour plus d’information sur la violence obstétricale, consultez le site Web The Reproductive Justice Story, une initiative de plaidoyer pour les patient-es, qui relate des cas de maltraitance et d’abus dans les soins de santé génésique au Canada. 

Inconfort et douleur 

Il est important de s’occuper de la douleur et de l’inconfort en lien avec la santé et le bien-être sexuels et avec les questions de fonction sexuelle. L’inconfort et la douleur dans la région génitale et pelvienne, parfois de façon chronique, peuvent affecter lourdement notre qualité de vie et avoir des répercussions importantes sur notre santé générale, notre santé mentale et l’état de nos relations. Plusieurs facteurs peuvent causer la douleur pelvienne ou génitale. Lorsqu’une douleur ou un inconfort génital ou pelvien gêne notre vie et affecte notre bien-être, il est important d’obtenir des soins adéquats ainsi que le soutien, le diagnostic et le traitement qui conviennent.

Devrais-je en parler à mon médecin? 

Si vous ressentez de la douleur dans votre région pelvienne ou génitale, et que cela nuit à votre qualité de vie, si vous savez ou croyez que vous avez un trouble médical qui vous cause de la douleur ou si vous ressentez de la douleur lors d’activités non sexuelles (p. ex., en urinant, en faisant de l’exercice, à vélo, ou en vous assoyant), vous devriez en parler dès que possible à votre professionnel-le de la santé. Si votre douleur ou votre inconfort continue d’affecter votre plaisir lors d’activités sexuelles, vous devriez aussi en discuter avec un-e intervenant-e en soins de santé. 

Infection des voies urinaires 

Une infection des voies urinaires (IVU) peut se localiser dans n’importe quelle partie du système urinaire – les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. La plupart touchent le système urinaire inférieur, qui inclut la vessie et l’urètre. 

N’importe qui peut développer une IVU – y compris les bébés et les enfants. Les personnes qui ont une vulve ont un risque plus élevé d’avoir une IVU. Même lorsque limitée à la vessie, une infection peut être douloureuse et contrariante; si une IVU se propage cependant aux reins, elle peut avoir des conséquences graves. On traite généralement les IVU à l’aide d’antibiotiques. 

On n’a pas toujours de symptômes, mais la douleur et l’inconfort sont souvent des indices. Ce peut être une sensation de brûlure lorsque nous urinons, notre urine peut avoir une odeur forte, nous pouvons ressentir une envie forte et persistante d’uriner (ou continuer d’uriner même lorsque nous avons fini de vider notre vessie) et notre urine peut être embrouillée et/ou contenir du sang (dans ce cas, elle est rouge, rosée ou de la couleur d’une boisson au cola). Certaines personnes ressentent une douleur dans la région pelvienne. 

Si vous croyez avoir une IVU, il est important de consulter pour recevoir des soins si cela est nécessaire. 

Vulves, vagins et utérus 

La douleur et l’inconfort touchant la vulve, le vagin et l’utérus peuvent avoir plusieurs causes. Cliquez sur les noms des diverses causes possibles, ci-dessous, pour en savoir plus.  

Douleur lors des relations sexuelles (dyspareunie)  

Les relations sexuelles douloureuses sont un problème de santé sexuelle courant, mais négligé. La dyspareunie touche souvent les personnes qui ont une vestibulodynie ou une vestibulodynie provoquée. Ceci entraîne souvent des difficultés sexuelles comme le manque de désir et d’excitation, et parfois des tensions dans le cadre de nos relations sexuelles. L’impact de ce type de douleur peut conduire à des troubles de santé mentale comme une image corporelle négative, l’hypervigilance à la douleur, la dépression, l’anxiété et une faible estime de soi. 

Causes possibles de la douleur et de l’inconfort aux organes génitaux 

La vulvodynie est un syndrome vulvaire chronique qui cause des sensations de brûlure, d’éraflure, d’irritation ou de douleur aiguë à la vulve. Elle touche environ 16 % des personnes qui ont une vulve. La douleur peut être spontanée (et sans cause évidente), provoquée par stimulation (p. ex., une relation sexuelle ou l’utilisation d’un tampon), ou par les deux. Les personnes qui ont une vulvodynie déclarent une moins bonne qualité de vie et elles peuvent souffrir d’anxiété et de dépression. 

La vulvodynie peut être plus fréquente parmi les personnes qui ont une dépression ou un trouble de stress post-traumatique (TSPT), ce qui donne à penser à un lien complexe entre la douleur génitale, notre bien-être et notre santé mentale. 

Une autre forme de douleur sexuelle/génitale chronique est le vaginisme, une contraction vaginale douloureuse qui se produit pendant la pénétration. 

La douleur lors des relations sexuelles peut aussi résulter d’autres troubles, notamment de problèmes de la peau de la vulve comme le lichen scléreux. Celui-ci cause l’apparition de plaques de peau blanche d’apparence plus mince, sur les régions génitales et anales, qui causent un grand inconfort, de l’enflure et de la douleur, et peuvent se déchirer et saigner, en plus de causer des démangeaisons. On croit que le lichen scléreux est causé par un système immunitaire trop actif et/ou un déséquilibre hormonal. 

Endométriose 

L’endométriose est un trouble reproductif douloureux qui affecte des millions de personnes, dans le monde. Ce trouble médical se produit lorsque l’endomètre (le tissu de la muqueuse dans l’utérus) se forme dans d’autres parties du système reproducteur comme les trompes de Fallope, les ovaires, ou le long du pelvis. Lorsque ce tissu muqueux se désagrège, ou « saigne », il n’a pas d’issue vers l’extérieur du corps (contrairement à celui de l’intérieur de l’utérus qui est évacué lors des menstruations). Cela cause la formation de kystes, entraîne des menstruations intenses, des crampes sévères, de fortes douleurs pelviennes, et peut même conduire à l’infertilité. La douleur, parfois débilitante, est due au saignement interne de cette muqueuse, qui s’écoule à l’intérieur du corps, et qui peut aussi causer la formation de tissu cicatriciel, un blocage des trompes de Fallope et des problèmes intestinaux. Une étude réalisée en 2015 a observé que l’endométriose peut affecter la qualité de vie et la santé mentale. 

En dépit de l’importance des symptômes, de nombreuses personnes rencontrent un long retard avant de recevoir un diagnostic d’endométriose. Cela est dû en partie à des préjugés inconscients que peuvent entretenir des professionnel-les de la santé, quant à la façon dont la douleur est vécue selon le genre et l’appartenance ethnique. 

Sécheresse vaginale
Ce trouble est plus répandu parmi les personnes d’âge plus avancé, mais il peut se produire à tout âge. La sécheresse vaginale signifie que les tissus du vagin ne se lubrifient pas bien et ne sont pas sains; elle peut causer de la douleur et un inconfort pendant les relations sexuelles. Elle peut causer également une plus grande susceptibilité à des infections bactériennes ou à levures. 

Les symptômes incluent la douleur, des démangeaisons, des sensations de brûlure, une douleur pendant les relations sexuelles et de légers saignements par la suite, de même qu’un léger écoulement vaginal.  

Divers facteurs peuvent contribuer à la sécheresse vaginale :  

  • Un faible taux d’œstrogène. L’œstrogène est une hormone qui aide à la lubrification des tissus vaginaux ainsi qu’à leur bonne santé. 
  • L’utilisation de douches vaginales et d’autres produits irritants, comme les parfums, certains savons, des lotions et certains détersifs à lessive, qui peut perturber l’équilibre des bactéries et éléments chimiques dans le vagin, et causer un assèchement. 
  • Certains médicaments. Les antihistaminiques (contenus dans plusieurs médicaments contre les allergies et pour atténuer les symptômes du rhume et de l’asthme) peuvent causer un certain assèchement dans le corps et une diminution de la lubrification vaginale. Certains antidépresseurs peuvent également nuire à la lubrification vaginale. 
  • Une faible libido et d’autres troubles sexuels peuvent causer une sécheresse vaginale; et cette sécheresse peut à son tour affecter la libido. 
  • D’autres causes possibles sont la ménopause et la périménopause, l’accouchement, l’allaitement, l’usage de tabac, l’ablation des ovaires, certains troubles immunitaires, des traitements contre le cancer, de même que les médicaments anti-œstrogènes, y compris les traitements de substitution hormonale. 

Si vous éprouvez des symptômes de sécheresse vaginale qui sont sévères et persistants, assurez-vous de consulter votre professionnel-le des soins de santé afin d’obtenir les soins et le soutien dont vous avez besoin. 

Douleur post-accouchement
La plupart des praticien-nes des soins de santé conseillent d’attendre six semaines après l’accouchement, avant d’avoir des relations vaginales. Cette pause de six semaines laisse du temps pour la guérison, et peut être particulièrement bénéfique si l’accouchement a donné lieu à une déchirure du périnée (la peau entre l’ouverture vaginale et l’anus) ou si on a effectué une épisiotomie (une coupure du périnée) ou utilisé des instruments chirurgicaux comme des forceps. Pour certaines personnes, une période plus longue que six semaines peut être nécessaire avant de se sentir prêtes à recommencer à avoir des relations sexuelles avec pénétration (et certaines personnes peuvent avoir envie de privilégier d’autres types d’activité sexuelle, ou de ne pas en avoir pendant un temps prolongé). 

Vous ressentez encore de la douleur plusieurs mois après avoir accouché? Cliquez ici pour des informations sur certaines des causes possibles de la douleur génitale post-partum persistante >>  

Pénis, testicules et scrotum 

La douleur et l’inconfort qui peuvent être ressentis au pénis, aux testicules et au scrotum peuvent avoir plusieurs causes. Il peut s’agir d’une blessure ou de divers troubles génitaux. Cliquez sur chacune des causes ci-dessous pour en savoir plus.  

Plusieurs troubles et blessures peuvent causer de la douleur et de l’inconfort au pénis, aux testicules et au scrotum. Si vous avez des inquiétudes ou de l’inconfort, ou si vous remarquez un changement à votre pénis ou à votre scrotum, il est important de consulter un-e professionnel-le de la santé. On peut se sentir embarrassé ou avoir peur, à l’idée de parler de nos organes génitaux à un médecin, mais ces professionnel-les sont là pour nous aider.  

Troubles des testicules 

Les problèmes possibles des testicules incluent la torsion testiculaire, qui se produit lorsqu’un des testicules pivote et cause une rotation dans le cordon spermatique, ce qui réduit l’approvisionnement en sang dans le scrotum et les testicules. Ceci peut causer une forte douleur et requiert une intervention médicale. D’autres troubles des testicules incluent la cryptorchidie, c’est-à-dire qu’un testicule n’est pas descendu à sa place dans le scrotum – ou parfois aucun des deux testicules. Un autre trouble possible est le cancer testiculaire, qui peut causer la formation de bosses ou d’autres excroissances dans les testicules ou le scrotum (mais la présence de bosses ne signifie pas toujours qu’on a un cancer – certaines bosses ne sont que bénignes).  

Hypospadias 

L’hypospadias est une malformation du pénis : l’urètre n’arrive pas complètement au bout du pénis, ce qui affecte la sortie de l’urine : celle-ci est éjectée par le dessous du pénis ou à un autre endroit plutôt qu’au bout du gland. 

Difficultés érectiles 

Des difficultés érectiles se produisent en raison d’une limitation de l’afflux de sang dans le pénis; les causes peuvent être nombreuses, incluant l’anxiété liée à la performance sexuelle et divers facteurs médicaux. On croit souvent que les difficultés érectiles ne touchent que des personnes plus âgées, mais en fait elles peuvent survenir à divers moments de la vie. >> 

Troubles du prépuce 

Les troubles du prépuce incluent le phimosis (qui rend la peau du bout du pénis difficile à tirer vers le corps) et le paraphimosis (l’inverse : le prépuce est complètement rétracté ou serré et ne peut pas être tiré vers l’avant pour recouvrir le gland). 

Les infections transmissibles sexuellement (ITS) et leur dépistage 

ITS signifie « infection transmissible sexuellement ». On utilise aussi l’acronyme ITSS, qui signifie « infection transmissible sexuellement et par le sang ». Bien des gens croient que les ITS touchent principalement les jeunes et les adultes jeunes, mais depuis une décennie les taux de chlamydia, de gonorrhée et de syphilis infectieuse sont en hausse constante parmi les adultes d’âge moyen. Pour cette raison, il est important de discuter de leur dépistage avec votre professionnel-le des soins de santé, et d’intégrer le dépistage des ITS dans vos soins de santé périodiques. Certaines personnes adultes peuvent croire qu’elles n’ont pas de risque de contracter une ITS, en particulier si elles ne changent pas souvent de partenaires sexuels, ne considèrent pas que leurs activités sexuelles comportent des risques, ou manquent d’information générale à propos de la santé sexuelle. Mais il est important d’intégrer le dépistage des ITS dans vos soins de santé habituels, si vous êtes sexuellement actif(-ve). Les ITS sont contagieuses et plusieurs d’entre nous peuvent en avoir sans pour autant présenter de symptômes. Les ITS ne sont pas une chose rare. 

Plusieurs personnes trouvent difficile ou gênant de parler des ITS, mais celles-ci sont plus fréquentes qu’on ne le croit. Par exemple, 75 % des adultes contracteront au moins un type de virus du papillome humain (VPH) au cours de leur vie; on signale annuellement plus de 100 000 cas de chlamydia, au Canada; et jusqu’à un-e Canadien-ne sur sept, dans les 14 à 59 ans, peut être infecté-e par le VHS-2, le virus qui cause l’herpès génital. Si vous avez une ITS, sachez que ça n’arrive pas qu’à vous et que vous n’avez pas à en être embarrassé-e ou à en avoir honte. 

La stigmatisation, la honte et la peur associées aux ITS sont bien réelles et elles affectent de nombreuses personnes. Pour cette raison, parler des ITS ainsi que de leur prévention et de leur dépistage peut être difficile. 

Puisque les ITS sont tellement répandues, nous devrions nous informer à leur sujet! Notre nouveau centre d’information sur les ITS, actuellement en construction, offrira des informations utiles au sujet des symptômes, du dépistage et des traitements, de même qu’un répertoire des cliniques et des professionnel-les qui offrent leur dépistage. D’ici là, consultez la page Aimer tes parties, pour plus d’information sur les ITS. 

Défis physiques 

Le sexe et les handicaps physiques
L’expression « handicap physique » englobe une grande diversité. Certains handicaps ne perturbent pas nécessairement notre vie quotidienne, alors que d’autres nécessitent des soins et une assistance à temps plein. Certain-es d’entre nous sont né-es avec un handicap physique, alors que d’autres en développeront un plus tard au cours de la vie. 

Les personnes qui ont un handicap physique ont aussi des préoccupations de santé sexuelle; elles ont des relations sexuelles ou en veulent (à moins qu’elles se considèrent comme asexuelles) – et elles ont le droit d’obtenir du soutien et des soins afin d’atteindre le meilleur état de santé possible. Si vous avez un handicap physique qui pose certains défis à votre santé sexuelle et génésique, sachez que vous avez le droit d’obtenir du soutien et des soins, et d’avoir des relations sexuelles agréables et qui vous conviennent. 

Si vous êtes un-e professionnel-le des soins de santé, cliquez ici pour plus d’information sur les soins aux patient-es qui vivent avec des handicaps >> 

Incontinence 

L’incontinence urinaire (le manque de contrôle de notre vessie et l’écoulement involontaire d’urine) est un trouble fréquent. L’incontinence urinaire peut entraîner de temps à autre l’écoulement d’urine sans qu’on le veuille lorsque nous toussons, éternuons ou pratiquons des activités physiques comme la course ou des sports; on peut également ressentir des envies d’uriner si soudaines et si fortes que nous n’arrivons pas à les retenir jusqu’à notre arrivée à la toilette. 

C’est un trouble qui devient plus répandu avec l’âge, mais qui peut se présenter à tout âge. Ce peut être un trouble persistant qui résulte de divers facteurs physiques, ou de changements comme la grossesse, l’accouchement, l’hystérectomie, l’enflure de la prostate ou certains troubles neurologiques. 

Si l’incontinence urinaire nuit à vos activités quotidiennes, n’hésitez pas à consulter un-e professionnel-le des soins de santé. Des études ont permis de constater que l’incontinence peut affecter notre fonction sexuelle et réduire notre désir sexuel. Dans des cas d’incontinence causée par la grossesse et l’accouchement, un-e thérapeute du plancher pelvien peut nous aider à résoudre le problème. Dans la plupart des cas, de simples changements à des habitudes de vie ou un traitement médical peuvent atténuer l’inconfort et faire cesser l’incontinence urinaire. Certaines personnes peuvent se sentir mal à l’aise d’en parler à leur professionnel-le de la santé, mais il est important de le faire. 

Le sexe et les maladies du cœur
Les maladies du cœur sont fortement répandues. Il nous faut parler du sexe dans le contexte des troubles cardiaques et de la vie sexuelle après une crise du cœur. Plusieurs facteurs peuvent affecter le sexe après une crise cardiaque; notamment, certains médicaments sont susceptibles de nuire à la capacité d’érection; en même temps, des médicaments comme Viagra ou Cialis peuvent être à éviter, selon les autres médicaments que requiert l’état de votre cœur (par exemple, des nitrates). Si vous avez une maladie du cœur et que vous avez des relations sexuelles, portez attention à de possibles douleurs thoraciques, aux étourdissements ou à l’essoufflement. Si vous avez eu une crise cardiaque, vérifiez auprès de votre médecin à quel moment vous pouvez reprendre les relations sexuelles ou si vous avez possiblement intérêt à modifier celles-ci, selon votre situation et comment vous vous sentez. Il est tout à fait normal de poser cette question à votre médecin, car son travail consiste à vous aider. Pour plus d’information, consultez la ressource intitulée « Is There Sex After a Heart Attack? » (réponse très abrégée : OUI), dans le site Web de l’Advanced Cardiovascular Life Support Training Centre. Si vous ressentez de l’anxiété à l’idée de recommencer à avoir des relations sexuelles après un incident cardiaque, une communication franche avec votre partenaire ou la modification de vos modes d’intimité peut vous aider. 

Difficultés érectiles 

Être incapable d’avoir une érection suffisamment dure, et maintenue assez longtemps, pour avoir une relation sexuelle peut nous causer un stress. Les difficultés érectiles occasionnelles ne sont pas matière à inquiétude — elles peuvent être tout-à-fait normales. Mais si cela devient un défi continuel, il peut en résulter du stress, une diminution de la confiance en soi et parfois des problèmes relationnels. Les problèmes à avoir une érection ou à la maintenir peuvent aussi être un signe de trouble de santé qui nécessite un traitement; ils sont d’ailleurs un signe de risque possible de maladie du cœur. 

Nous pouvons nous sentir mal à l’aise d’en parler lors de notre visite chez le médecin, mais c’est important de le faire. Parfois, le traitement d’un trouble sous-jacent suffit à régler la dysfonction érectile. Dans d’autres cas, certains médicaments ou des traitements spécifiques sont nécessaires. 

Obtenir de l’aide et du soutien  

Que nous ayons besoin de mieux connaître notre corps ou encore le traitement d’un trouble spécifique, il est important d’agir pour s’éduquer et s’informer sur la santé sexuelle car celle-ci est un élément important de notre santé. Et, au-delà de l’information, nous avons le droit d’obtenir les soins et le soutien dont nous avons besoin. Étant donné que plusieurs d’entre nous ressentent une certaine gêne à parler de notre santé sexuelle, ou ne considèrent pas cela comme une priorité, nous attendons parfois longtemps avant de chercher une solution à nos préoccupations de santé sexuelle. Parfois, nous ne demandons de l’aide que lorsque le problème est devenu pressant; toutefois, plus on attend, plus il peut être difficile de demander du soutien. 

Parfois, on ne sait tout simplement pas où commencer, ou à qui s’adresser. Selon ce que vous avez à résoudre, votre équipe de santé sexuelle pourrait inclure divers professionnel-les de la santé, comme : 

  • Votre intervenant-e en soins de premier recours (p. ex., une infirmière praticienne locale ou votre médecin de famille) 
  • Un-e obstétricien-ne/gynécologue 
  • Une sage-femme et son équipe de soignantes 
  • Une doula et/ou doula plein spectre 
  • Un-e thérapeute du plancher pelvien 
  • Un-e urologue 
  • Un-e physiothérapeute
  • Un-e spécialiste de la santé mentale 
  • Un-e naturothérapeute 
  • Un-e thérapeute ou psychologue 
  • Un-e spécialiste en avortement 
  • Un médecin spécialisé en fertilité 
  • Un-e chirurgien-ne plasticien-ne 
  • Un-e endocrinologue 
  • etc.  

Pour prendre soin de notre santé sexuelle, nous devons comprendre que notre bien-être général a des effets sur notre santé sexuelle et qu’à l’inverse également, notre santé sexuelle influence notre bien-être. Plusieurs types de professionnel-les et d’expert-es peuvent nous aider à atteindre ce que nous désirons et à être nous-mêmes comme nous en avons le droit. Tout le monde a le droit de recevoir des soins affirmatifs, y compris en matière de santé sexuelle.   

Cliquez ici pour des conseils qui pourront vous aider à parler de vos préoccupations de santé sexuelle à vos professionnel-les des soins de santé >> 

Ressources 

Le documentaire Picture This d’Andrew Gurza : http://www.andrewgurza.com/picturethisdoc/ 

Symphonie Privett, « Dangerous Deliveries: Why Are Black Women Dying During Childbirth? » : http://www.wlox.com/2018/11/05/dangerous-deliveries-why-are-black-women-dying-during-childbirth/  

Asexual Visibility & Education Network (AVEN), section Questions et réponses :
https://www.asexuality.org/?q=general.html#def  

Differences in Orgasm Frequency Among Gay, Lesbian, Bisexual and Heterosexual Men and Women in a U.S National Sample :
https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-017-0939-z  

Pregnancy and Infant Loss Network: Resources of Healthcare and Service Professionals https://pailnetwork.sunnybrook.ca/healthcare-professionals/resources/  

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada : https://sogc.org/fr/index.html  

Le sexe et moi – votre ressource de confiance en matière de santé sexuelle et génésique, un site Web de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada : https://www.sexandu.ca/fr/  

The Gottman Institute – A Research-Based Approach to Relationships : https://www.gottman.com/ 

Santé arc-en-ciel Ontario, Guide pour les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et allosexuelles sur la procréation assistée au Canada : https://www.rainbowhealthontario.ca/wp-content/uploads//woocommerce_uploads/2012/09/AHRC_BOOKLET_FRENCH.pdf  

« What Exactly is a Full Spectrum Doula? » : http://offbeatdoula.com/fullspectrumdoulas/