Les renseignements sur le vieillissement et la sexualité ont été rédigés par Action Canada pour la santé et les droits sexuels et par Shelley Taylor, intervenante certifiée en éducation à la sexualité. 

Qu’entend-on par « vieillissement et sexualité »? À quel moment le « vieillissement » débute-t-il? La présente section explore le passage de l’âge adulte à l’âge avancé et à la fin de la vie. Elle offre de l’information et des pistes de discussion sur les expériences que nous pouvons vivre en lien avec la sexualité, la fonction sexuelle et la santé sexuelle lorsque nous vieillissons. 

Nous sommes des êtres sexuels tout au long de notre vie. La sexualité inclut nos sentiments, nos valeurs, nos idées et nos expériences en ce qui a trait à nos préférences sexuelles personnelles. Elle englobe également nos besoins individuels de communiquer l’amour, la tendresse et le désir, et de nous exprimer en tant qu’êtres sexuels. Notre sexualité ne s’éteint pas lorsque nous atteignons l’âge d’or!  

Même si les personnes vieillissantes et leur sexualité sont peu représentées, la sexualité demeure une importante partie de nos vies, de nos relations et de notre santé à tout âge. Malgré les nombreux changements que subissent notre fonction sexuelle, notre désir, nos capacités et notre santé, nous avons le droit de contrôler nos corps et notre sexualité, de ne pas subir de discrimination, de violence et de coercition, et d’avoir accès à l’information et à la santé.

La santé sexuelle, ce n’est pas seulement l’absence de maladie : c’est un aspect essentiel et positif de l’expérience humaine. Même s’il peut être difficile et inconfortable pour certain-es d’entre nous de parler de sexe et de santé sexuelle, il n’en demeure pas moins que notre bien-être général passe par les dimensions physiques, émotionnelles, mentales et sociales de notre genre et de notre sexualité.  

Nous pouvons cultiver la santé et le bien-être d’ordre sexuel par divers moyens importants, et ce même si nous faisons face à des défis. La première étape est de se renseigner et de parler de notre santé sexuelle avec nos êtres aimés et nos professionnel-les des soins de santé.   

La santé sexuelle et le bien-être sexuel des adultes vieillissants  

La santé va de pair avec les déterminants sociaux de la santé, c’est-à-dire les conditions dans lesquelles les personnes naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent. Ces éléments relèvent pour leur part de la distribution de l’argent, du pouvoir et des ressources aux paliers local, national et mondial.

Les déterminants sociaux de la santé incluent la race, les impacts du colonialisme sur les peuples et communautés autochtones, le genre, les événements perturbateurs de l’enfance et la pauvreté, pour n’en nommer que quelques-uns. Ils ont des effets plus marqués sur la santé que l’alimentation, l’activité physique, le tabagisme et la consommation excessive d’alcool. Ils influencent notre accès à des ressources comme le logement, l’argent, les aliments sains, le transport public, l’emploi sûr, l’air pur, l’eau propre et les services de garde d’enfants. Ils influencent également notre accès aux soins de santé et aux réseaux de soutien. Par conséquent, il est important de se rappeler que chacun des éléments abordés ci-dessous varie considérablement selon notre situation sociale et économique.  

Les enjeux suivants peuvent avoir un profond impact sur notre santé et notre bien-être d’ordre sexuel ainsi que sur notre capacité de maintenir une santé optimale en vieillissant. Nous devons y réfléchir attentivement, dans le contexte du vieillissement; nos systèmes de soutien et nos professionnel-les des soins de santé sont également concernés. Cliquez sur chaque enjeu pour lire plus d’information.

Accès à des informations pertinentes en matière de santé sexuelle

Les adultes vieillissants ont de la difficulté à accéder à des informations pertinentes et de grande qualité sur la santé sexuelleL’éducation complète à la sexualité est chose rare, tout comme l’information spécifique aux besoins des adultes plus âgés – notamment en raison d’un manque de recherche 

Soins de santé

Vu l’idée fausse selon laquelle les adultes plus âgés ont dépassé l’âge du sexe et n’ont pas de comportements « à risque », les professionnel-les des soins de santé sont moins susceptibles d’aborder le sujet de la sexualité saine lors de leurs rencontres avec ces patient-esSanté Canada signale une hausse des infections transmissibles sexuellement chez les adultes plus âgés; par conséquent, il est important de se renseigner et d’obtenir du soutien concernant le sexe plus sécuritaire ainsi que la prévention, le traitement et la prise en charge des ITS 

Âgisme

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, l’âgisme est le fait d’avoir des idées stéréotypées, des préjugés ou un comportement discriminatoire envers des personnes en raison de leur âge. L’âgisme répandu est néfaste à la santé et au bien-être des adultes plus âgés. Il est un défi quotidien pour ces personnes, qui sont marginalisées et exclues de leurs communautés, écartées des processus d’embauche, limitées dans l’accès aux services sociaux et stéréotypées dans les médias 

Manque d’images positives

Le manque d’images positives de la sexualité chez les adultes vieillissants signifie que nous sommes confronté-es à des messages néfastes sur notre désirabilité et sur nos corps changeantsLes corps et la sexualité des personnes plus âgées en proie à l’effacement, à l’invisibilité, au rejet et au dédain. Ceci complique la tâche de demander de l’information et du soutien en vieillissant. Ceci peut également nous plus difficile de nous considérer comme des partenaires sexuel-les dignes et désirables – ce qui peut affecter notre capacité de cultiver l’intimité dans nos relations et d’établir des connexions avec les gens de notre entourage 

Défis de santé mentale

Le vieillissement peut occasionner plusieurs facteurs de stress. Certain-es d’entre nous ont à composer avec des changements physiques, comme une mobilité réduite, qui peuvent soulever des défis pour la santé et le bien-être d’ordre mentalLes adultes plus âgés sont également plus susceptibles de vivre des deuils, des changements dans leurs dynamiques sociales ou des fluctuations hormonales causées par la périménopause et la ménopauseLa santé mentale et la santé sexuelle sont intimement liées; nous avons le droit à des soins de santé positifs et affirmatifs qui répondent de manière proactive et régulière à nos besoins de santé mentale et de santé sexuelle et génésique ainsi qu’à tous leurs recoupements.

Transition du pouvoir socioéconomique

En vieillissant, notre accès aux ressources financières peut se modifier en raison de la retraite, d’occasions d’emploi plus rares ou d’un revenu limité ou fixe. Des changements financiers peuvent également survenir à la suite du décès d’un-e conjoint-e ou si des services sociaux ou médicaux coûteux sont nécessairesDes facteurs comme la pauvreté, la distribution inéquitable des revenus, le chômage et le logement inadéquat ont un impact néfaste sur la santé; il est donc important d’être conscient-es des défis économiques que le vieillissement peut entraîner et qui sont susceptibles d’affecter notre santé et notre bien-être général. 

Douleur chronique, maladie chronique et handicap physique

Avec l’âgeles douleurs chroniques et/ou les problèmes médicaux qui occasionnent un handicap deviennent plus courants. Ceci peut soulever de nouveaux défis pour notre santé et notre bien-être d’ordre sexuel; la douleur et la maladie chroniques peuvent avoir un impact sur notre fonction sexuelle.  
Cliquez ici pour en savoir plus sur la santé sexuelle et le handicap physique

En vieillissant, il demeure important et positif pour la santé globale de cultiver nos êtres sexuels, nos expressions sexuelles et notre santé sexuelle. Même si l’âge occasionne de réels défis (dont nous devrions être conscient-es), nous devrions célébrer la joie et le plaisir liés à l’expression de la sexualité.  

Sexe, plaisir et fonction sexuelle

La plupart d’entre nous ont besoin d’intimité, de proximité et de toucher et en ressentent le désir, à un âge plus avancé. Pour plusieurs, ceci inclut d’avoir une vie sexuelle active et satisfaisante. En réponse aux changements physiques et médicaux dus à l’âge, ceci pourrait impliquer d’adapter nos activités sexuelles.  

Il existe de nombreuses façons de pratiquer le sexe et d’être intime, seul-e ou avec un-e partenaire. Nous ne sommes jamais trop vieux ou vieilles pour avoir une vie sexuelle heureuse et saine. L’expression de votre sexualité peut inclure plusieurs types de touchers ou de stimulation. Certain-es d’entre nous choisissent plutôt de ne pas avoir d’activités sexuelles, ce qui est tout aussi normal.

Bien des gens, jeunes et moins jeunes, sont surpris à l’idée que l’on puisse demeurer actif ou active sexuellement jusque dans la soixantaine et au-delà. On a tendance à supposer que les personnes plus âgées perdent leur désir sexuel ou la capacité physique de performer. Pour plusieurs d’entre nous, la capacité de demeurer actifs ou actives sexuellement en vieillissant est une importante préoccupation. Certain-es ont peur de perdre leurs talents sexuels; d’autres craignent que l’expression d’un intérêt sexuel puisse paraître indigne. Certain-es d’entre nous sont confortables dans leur sexualité, mais doivent composer avec des membres de la famille, des enfants et des petits-enfants qui désapprouvent ou découragent l’expression ouverte de la sexualité à l’âge mûr ou qui sont mal à l’aise avec l’idée.

Notre sexualité est un moyen d’exprimer la passion, l’affection, l’admiration et la loyauté, et d’avoir du plaisir. En vieillissant, elle peut également nous permettre d’affirmer notre fonctionnement physique, de maintenir une identité solide, d’améliorer notre confiance en soi et de prévenir l’anxiété.  

La forme que prennent les relations sexuelles pourrait changer, mais il est possible d’avoir une vie sexuelle heureuse et saine même si nous devons adapter notre façon de voir certaines activités sexuelles et demander un plus grand soutien de la part de nos êtres aimés et de notre équipe de soins de santé.  

Quels sont certains des changements les plus fréquents?

Le vieillissement entraîne des changements physiques chez tous les individus. Ces changements affectent parfois la capacité de pratiquer le sexe et d’y trouver du plaisir. Voici une liste de changements fréquents. Cliquez sur chacun pour lire plus d’information.  

Changements vaginaux

Le vagin peut se raccourcir et rétrécir avec l’âge. Les parois vaginales peuvent s’amincir et se rigidifier. La plupart d’entre nous remarqueront une lubrification vaginale moins abondante; notre vagin pourrait prendre plus de temps à se lubrifier naturellement. Ces changements pourraient rendre certaines activités sexuelles (comme la pénétration vaginale) douloureuses ou moins désirables. La sécheresse vaginale peut devenir un important problème et causer des douleurs et de l’inconfort; l’utilisation d’un lubrifiant à base d’eau ou de silicone peut aider à rendre les relations sexuelles plus confortables. De plus, des condoms de qualité, minces, solides et de taille adéquate peuvent faire une grande différence.

Périménopause et ménopause

« Périménopause » signifie « autour de la ménopause »; il s’agit de la transition naturelle vers la ménopause, qui marque la fin des années de fécondité. On l’appelle également « transition ménopausique ».  

La périménopause commence à un âge différent chez chaque personne. Les signes avant-coureurs de la ménopause (comme des règles irrégulières et des bouffées de chaleur) peuvent débuter autour de la mi-quarantaine, mais certaines personnes les remarqueront dès la trentaine.  

Au cours de la périménopause, le taux d’œstrogène dans nos corps fluctue de façon irrégulière. Nos cycles menstruels peuvent s’allonger ou raccourcir et nous pourrions commencer à avoir des cycles menstruels sans ovulation. Les changements liés à l’œstrogène peuvent également causer des symptômes semblables à ceux de la ménopause, comme des bouffées de chaleur, des problèmes de sommeil, des perturbations de l’humeur et la sécheresse vaginale. Des traitements sont offerts pour atténuer ces symptômes; parlez-en à votre professionnel-le des soins de santé. Après douze mois consécutifs sans menstruations, vous serez officiellement en ménopause!

La périménopause et la ménopause sont des événements majeurs de la vie. Nous méritons d’avoir accès à des informations sur la santé et à du soutien pour composer avec ces changements et les gérer. La périménopause et la ménopause peuvent influer sur notre vie quotidienne, nos rapports aux autres, notre sexualité, notre corps, notre niveau d’énergie, notre humeur, notre santé mentale et notre bien-être général. Les sautes d’humeur et les impacts émotionnels de la périménopause et de la ménopause peuvent être très difficiles à vivre. Il est important de recevoir des soins de santé mentale adéquats au cours de cette période. Malheureusement, puisque l’on discute rarement de la ménopause de manière ouverte, il nous est difficile d’obtenir la validation dont nous avons besoin. Ceci est particulièrement vrai pour les personnes trans et non conformes au genre en phase de périménopause et de ménopause. 

Au-delà des changements qui s’opèrent dans nos corps, la ménopause peut affecter notre fonction sexuelle. Les changements liés à l’œstrogène et à la progestérone en cours de ménopause peuvent entraîner une sécheresse vaginale, un inconfort et des douleurs lors des relations sexuelles (en raison d’une peau amincie et fragilisée), des infections récurrentes des voies urinaires, une perte de contrôle de la vessie et une baisse de la libido. L’excitation et le désir sexuels peuvent également changer; toutefois, si vous aviez une intimité sexuelle satisfaisante avant la ménopause, cela continuera probablement. Il existe des solutions pour voir aux problèmes de la fonction sexuelle et pour continuer de jouir d’une vie sexuelle heureuse et saine.   

Un soutien médical sous forme de traitement hormonal de substitution (THS) est une option qui peut aider à réduire les symptômes. Certaines personnes observent même une hausse de leur libido avec ce traitement. Vous pouvez également demander l’assistance de professionnel-les des soins de santé comme des médecins naturopathes, des physiothérapeutes, des spécialistes du plancher pelvien et des conseillers ou conseillères en sexualité. Lorsque vous discuterez de votre besoin ou de votre désir d’obtenir le THS avec votre équipe de soins, il sera important d’inclure les effets secondaires sexuels dans la conversation, de manière à ce que toute intervention réponde aux enjeux de santé sexuelle.   

Dysfonction/difficultés érectiles

Les difficultés érectiles deviennent plus répandues avec l’âge. La dysfonction érectile est la perte de la capacité d’avoir une érection et de la maintenir. Ceci signifie que vous pourriez avoir besoin de plus de temps pour avoir une érection et que votre pénis pourrait ne pas devenir aussi ferme ou d’une aussi grande taille que par le passé. De plus, l’érection pourrait disparaître plus rapidement après l’orgasme, ou il pourrait s’écouler plus de temps avant qu’une autre érection soit possible. La dysfonction érectile n’est pas un problème si elle n’est qu’occasionnelle; mais si cela vous arrive souvent, parlez-en à votre médecin.

Les difficultés érectiles peuvent nous gêner, nous rendre anxieux/anxieuses ou déprimé-es ou nous mettre en colère, ce qui peut affecter notre fonction sexuelle. Diverses interventions médicales et divers médicaments peuvent accroître l’afflux de sang dans le pénis. Plusieurs personnes trouvent ces traitements utiles, en particulier si la dysfonction érectile est causée par une anxiété de performance. La communication ouverte est essentielle – nous pouvons adapter nos activités sexuelles et découvrir divers modes d’intimité malgré la dysfonction érectile.

Consultez vos professionnel-les des soins de santé pour obtenir du soutien et pour discuter des façons de rendre le sexe plus facile et plus confortable. N’oubliez pas qu’il est normal et fréquent que l’on ait à demander des soins de santé en réponse aux changements que nous vivons en vieillissant, y compris les changements sexuels.  

D’où peuvent venir les problèmes sexuels?

Certaines maladies, certains handicaps, certains médicaments et certaines interventions chirurgicales peuvent affecter notre capacité d’avoir des relations sexuelles et d’y trouver du plaisir. Nous avons le droit d’obtenir des soins positifs et affirmatifs de la part notre équipe de soins de santé afin de nous aider à retrouver ou à maintenir notre fonction sexuelle et à prendre soin de notre santé sexuelle même lorsque nous faisons face à des défis majeurs. 

Voici quelques difficultés qui peuvent conduire à des problèmes sexuels.

Incontinence

L’incontinence, qui est la perte de contrôle sur notre vessie, ou l’échappement involontaire d’urine, est plus fréquente lorsque nous vieillissons. C’est particulièrement vrai pour les personnes qui ont déjà été enceintes et ont accouché plus tôt dans leur vie. Une pression plus forte exercée sur la vessie, pendant les relations sexuelles, peut causer l’échappement d’urine; cela peut réduire notre désir d’avoir des relations sexuelles. L’incontinence peut habituellement être traitée. Il peut être utile d’adopter d’autres positions lors des relations sexuelles, et de bien se vider la vessie avant et après le sexe.  

Un-e physiothérapeute du plancher pelvien peut aussi vous aider si vous avez un problème d’incontinence. 

Arthrite

Les douleurs articulatoires dues à l’arthrite peuvent rendre le sexe inconfortable. Des exercices, des médicaments, et parfois une chirurgie de remplacement articulaire peuvent aider à soulager ces douleurs. Le repos, un bain chaud et un changement de position ou de moment pour l’activité sexuelle peuvent aider également. 

Utilisation de médicaments antidouleur  

Certains médicaments contre la douleur peuvent affecter la fonction sexuelle. Parfois, il peut être utile de changer le moment où l’on prend notre médication. Si vous éprouvez des effets secondaires de tout médicament, consultez toujours votre médecin. Votre équipe de soins de santé devrait examiner l’ensemble de la situation, dans la recherche du traitement qui vous aidera le plus. 

Démence  

Certaines personnes atteintes de démence ressentiront un désir accru de relations sexuelles et d’intimité physique, mais sans avoir la capacité de juger ce qui est un comportement sexuel approprié. En cas de démence sévère, une personne pourrait ne pas reconnaître son ou sa partenaire, mais tout de même désirer un contact sexuel et par conséquent tenter de l’initier avec une autre personne. Ceci peut créer de la confusion et l’on peut avoir du mal à gérer cette situation. Il peut être utile d’en parler à un médecin, une infirmière ou un-e intervenant-e en travail social qui détient une formation au sujet de la démence. 

Diabète

Le diabète peut causer la dysfonction érectile. Dans la plupart des cas, un traitement médical peut résoudre la situation. Le diabète peut également accroître le risque d’infection vaginale à levures, qui peut causer des démangeaisons et une irritation, et rendre le sexe inconfortable et indésirable. Les infections à levures peuvent être traitées. 

Maladie du cœur 

Puisque les maladies du cœur sont fortement répandues, parlons donc du sexe dans le contexte des troubles cardiaques. Plusieurs facteurs peuvent affecter le sexe après une crise cardiaque; notamment, certains médicaments sont susceptibles de nuire à la capacité d’érection; en même temps, des médicaments comme Viagra ou Cialis peuvent être à éviter, selon les autres médicaments que requiert l’état de votre cœur (par exemple, des nitrates). Si vous souffrez d’une maladie du cœur et avez des relations sexuelles, portez attention à de possibles douleurs thoraciques, aux étourdissements ou à l’essoufflement. Si vous avez eu une crise cardiaque, demandez à votre médecin à quel moment vous pouvez reprendre les relations sexuelles ou si vous avez possiblement intérêt à modifier celles-ci, selon votre situation et comment vous vous sentez. Pour plus d’information, consultez la ressource intitulée « Is There Sex After a Heart Attack? » (réponse très abrégée : OUI), dans le site Web de l’Advanced Cardiovascular Life Support Training Centre. Si vous ressentez de l’anxiété à l’idée de recommencer à avoir des relations sexuelles après un incident cardiaque, une communication franche avec votre partenaire ou la modification de vos modes d’intimité peut vous aider. 

Accident vasculaire cérébral

Après un accident vasculaire cérébral (AVC), il est possible que la capacité d’avoir des relations sexuelles soit affectée. Si l’AVC laisse la personne avec une faiblesse chronique ou une paralysie, des changements à la position ou certains appareils médicaux peuvent l’aider à avoir du sexe. Certaines personnes paralysées de la taille aux pieds peuvent encore ressentir l’orgasme et du plaisir. Même lorsqu’une personne a perdu la sensibilité de certaines parties de son corps, la proximité physique et le toucher demeurent importants, tout comme le plaisir sexuel. 

Interventions chirurgicales 

Les chirurgies touchant les seins ou la région génitale peuvent avoir des répercussions sur la fonction sexuelle. Ceci dit, après la convalescence, la plupart des personnes reprennent graduellement la vie sexuelle qu’elles aimaient avant l’intervention.  

L’hystérectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer l’utérus, à cause de douleurs, de saignements, de léiomyomes (que certain-es appellent, à tort, « fibromes »), ou pour d’autres raisons comme l’affirmation du genre. Souvent, lorsqu’une personne plus âgée a une hystérectomie, on enlève également les ovaires. L’ablation de ces organes et les impacts qu’elle peut causer sur l’équilibre hormonal peuvent inquiéter la personne et ses partenaires, en ce qui concerne leur vie sexuelle. Si vous avez des inquiétudes à propos des changements que pourrait vous causer l’hystérectomie, il est important d’en parler à votre équipe de soins de santé. 

La mastectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever une partie de sein, ou tout un sein, en raison d’un cancer. Cette intervention peut faire perdre à la personne son intérêt sexuel, ou lui donner l’impression qu’elle est moins désirable, moins attirante. Certaines personnes optent pour une reconstruction mammaire, d’autres ne le font pas. Certaines ressentent une douleur neuropathique. Dans tous les cas, un soutien est important pour favoriser un bon rétablissement.  

La prostatectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la prostate, en raison d’un cancer ou parce qu’elle avait grossi. Cette intervention peut causer une incontinence urinaire ou des difficultés érectiles. Il est important de parler à votre équipe de soins de santé de vos inquiétudes touchant la fonction sexuelle. 

Médicaments

Certains médicaments peuvent causer des problèmes sexuels. C’est le cas de certains médicaments contre l’hypertension, d’antihistaminiques, d’antidépresseurs, de tranquillisants, de médicaments pour la maladie de Parkinson et contre le cancer, des coupe-faim et des médicaments pour le traitement d’ulcères. Certains médicaments peuvent causer la dysfonction érectile ou des difficultés à éjaculer. Certains médicaments peuvent réduire le désir sexuel, causer la sécheresse vaginale ou encore des difficultés à ressentir l’excitation sexuelle et à avoir un orgasme. Votre équipe de soins de santé peut vous aider à trouver le bon médicament pour votre santé et votre bien-être. 

Cancer  

Un cancer peut arriver à tout âge, mais cela est beaucoup plus répandu parmi les personnes plus âgées. Près de neuf cancers sur dix se produisent chez des personnes de 50 ans et plus; environ un tiers des cancers se produisent chez les plus de 75 ans. Un diagnostic de cancer et un traitement contre le cancer peuvent avoir des répercussions sur notre santé générale et sur notre bien-être. Cela change notre rapport aux autres personnes et à notre propre corps; et nous pourrions faire face à de nouveaux handicaps et défis. Plusieurs personnes peuvent également ressentir des effets secondaires d’ordre sexuel. Par exemple, des cancers gynécologiques, colorectaux et anaux peuvent rendre la pénétration sexuelle plus difficile, ou impossible; et des traitements comme la chimiothérapie peuvent affecter la lubrification, la libido, l’intérêt sexuel et le niveau d’énergie. Le cancer du sein (qui peut nécessiter une mastectomie) et d’autres cancers qui entraînent des changements corporels peuvent modifier notre relation avec notre propre corps. Pour maintenir une bonne qualité de vie, il est utile de porter attention à notre bien-être et à notre santé sexuelle; par conséquent, recevoir le soutien d’une équipe de soins de santé qui considère la santé sexuelle comme un élément important de notre santé, dans l’exploration de nos options de traitement, peut jouer un grand rôle en nous offrant des soins holistiques dans une approche habilitante. 

VIH 

Plusieurs des défis qui viennent avec l’âge peuvent s’accélérer si l’on a l’infection à VIH, car le virus déclenche le système immunitaire et des processus inflammatoires, dans le corps. Ceci peut affaiblir les os, causer une perte de masse musculaire, de même que des maladies cardiovasculaires, du foie et des reins; ces troubles peuvent être aggravés par les effets secondaires du traitement antirétroviral. Une équipe de soins de santé qui s’y connaît particulièrement en matière de VIH peut aider les adultes plus âgés vivant avec le VIH à mener une vie satisfaisante, sécuritaire et sexuellement épanouie. Comme c’est le cas d’autres adultes vieillissants, il est important que les adultes plus âgés qui vivent avec le VIH demeurent connectés socialement; plusieurs organismes locaux de réponse au VIH/sida offrent des programmes et activités à caractère social. 

Pour passer à l’acte: quelques conseils et trucs  

Plusieurs des modifications qui peuvent s’effectuer dans nos organes génitaux et à proximité, lorsque nous prenons de l’âge, résultent d’une diminution de l’afflux de sang, d’une perte musculaire et de changements hormonaux. Un excellent moyen de maintenir la santé des tissus corporels et de garder de l’intérêt pour le plaisir sexuel consiste à favoriser la meilleure circulation sanguine possible dans notre région génitale, idéalement tous les jours. Voici ce que vous pouvez faire : 

  1. Hydratez et/ou massez vos organes génitaux quotidiennement avec de l’huile de noix de coco, du lubrifiant à base de silicone ou à base d’eau. 
  2. Faites des exercices de Kegel (contractions des muscles du plancher pelvien, à l’aide d’exercices). Un-e spécialiste du plancher pelvien peut vous aider à comprendre comment renforcer ces muscles. 
  3. Utilisez la vibration et/ou la succion pour accroître l’afflux sanguin et les sensations. Ceci peut être très utile en cas de difficultés érectiles également. 
  4. Favorisez une période de jeu plus longue avant la pénétration. 
  5. Faites des exercices de pénétration avec un instrument dilatateur ou un godemiché (ou « dildo ») afin de maintenir l’élasticité et la souplesse du tissu vaginal ou anal. 
  6. Placez une débarbouillette chaude sur vos organes génitaux, avant de commencer le jeu sexuel. Ceci contribue à attirer le sang vers la surface, et à relaxer le tissu. Un bain aurait le même effet, mais pour certaines personnes cela peut être trop asséchant.  
  7. Faites appel à l’érotisme, à l’exploration, à l’expérimentation et aux fantasmes créatifs. La variété peut aider à conserver l’intérêt.  

Devrais-je encore l’envelopper?  

En un mot : oui. L’âge ne nous protège pas contre les ITS, qui sont très fréquentes parmi les personnes sexuellement actives. Les taux d’ITS sont en hausse chez les adultes plus âgés. Entre 2002 et 2011, les taux de chlamydia parmi les personnes de plus de 50 ans ont triplé, les taux de syphilis ont quintuplé et les taux de gonorrhée ont doublé. En 2011, les personnes de plus de 50 ans constituaient 18,2 % du nombre de résultats positifs au dépistage du VIH au Canada. Les baby-boomers sont considérés comme étant à risque élevé pour l’hépatite C, qu’ils et elles peuvent avoir contractée avant que les dons de sang ne soient systématiquement soumis au dépistage. Selon la recherche, jusqu’à 70 % des personnes nées entre 1956 et 1975 et qui ont l’hépatite C ne sont pas au courant de leur infection. 

Plusieurs infections sont asymptomatiques, ou causent des symptômes qui ressemblent aux signes normaux du vieillissement, et peuvent facilement passer inaperçues. Par ailleurs, des changements corporels liés à l’âge, comme la diminution de la lubrification vaginale et l’amincissement des parois vaginales et du tissu anal, peuvent accroître les chances de contracter une ITS. Le manque d’information sur la santé sexuelle dans les lieux de rassemblement et le milieu de vie des adultes plus âgés est un facteur qui contribue à la hausse des taux d’infection et aux délais de diagnostic et de traitement. Il est important d’intégrer un dépistage périodique des ITS à tous les âges, même si l’on n’a aucun symptôme. 

Vieillir avec fierté 

Lorsque nous parlons du vieillissement et de la santé sexuelle, nous devons parler également des personnes du troisième âge qui sont bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans et queer, de même que des obstacles uniques qu’elles rencontrent dans l’accès au logement, aux services de santé, aux soins de longue durée et à d’autres services nécessaires. 

Plusieurs intervenant-es en services sociaux et de santé évitent intentionnellement les conversations au sujet de la sexualité et de l’identité de genre, parce qu’ils et elles croient que la sexualité ou l’identité de genre d’un-e patient-e « n’a rien à voir » avec les soins que leur travail consiste à fournir. D’autres peuvent s’imaginer que tous les patients et toutes les patientes sont hétérosexuel-les et cisgenres, ce qui comporte des risques d’incompréhension, de discrimination, d’effacement et de maltraitance.

Les personnes LGBTQ2+ (lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer, bispirituelles et plus) qui prennent de l’âge rencontrent des obstacles importants dans les soins de santé, y compris des intervenant-es de ce domaine qui ne sont pas informé-es au sujet de leur sexualité ou identité de genre, ou qui se montrent carrément hostiles à l’égard des LGBTQ2+. En conséquence, de nombreuses personnes évitent les soins et services de santé (y compris les soins palliatifs), car elles s’attendent à être stigmatisées et à rencontrer de la discrimination, ou ne croient pas que les services de soutien répondront à leurs besoins. La crainte que leurs êtres aimés ne soient pas reconnus comme étant les plus proches parents est également un obstacle important au recours aux soins.

Les personnes LGTBQ2+ sont souvent invisibles, dans les services, les politiques et la recherche. Par exemple, les politiques d’hôpitaux peuvent limiter les visites aux seuls membres de la famille biologique ou aux partenaires marié-es, laissant de côté la famille choisie, les partenaires non marié-es et toute personne qui ne « fait pas partie de la catégorie des proches ». Ces personnes doivent alors mener une bataille pour revendiquer leur droit de visiter la personne qu’elles aiment, pendant son hospitalisation. 

Des études sur les personnes LGBTQ2+ qui vieillissent ont observé trois générations spécifiques :

  • La génération invisible : les personnes qui ont grandi pendant la grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale et qui étaient à peu près absentes du discours public. 
  • La génération silencieuse : les personnes qui ont grandi à une époque de forte persécution à l’égard des gens qui ne correspondaient pas aux normes sexuelles et de genre. L’identité de ces personnes était considérée comme une menace à la sécurité nationale et plusieurs aspects de leur expression sexuelle étaient criminalisés ou classés comme des troubles psychiatriques. 
  • La génération de la fierté : les personnes qui ont grandi à l’époque du grand changement social enclenché par les émeutes du Stonewall et par le mouvement des droits civils. Les personnes LGTBQ2+ sont devenues plus visibles publiquement et dans la sphère politique, et ont vu s’amorcer le processus de décriminalisation de leur genre ou de leur sexualité. Cette génération a également été marquée par la pandémie du sida. 

Le nombre de services sociaux pour les LGBTQ2+ jeunes et adultes connaît une augmentation constante, mais les LGTBQ2+ âgé-es n’ont pas autant de lieux de rassemblement. Pour celles et ceux qui ont besoin de soins de longue durée, les possibilités de vie affirmée sont moins nombreuses. Ceci est exacerbé par le fait que les LGBTQ2+ du troisième âge sont plus susceptibles d’éviter de recourir aux soins de santé jusqu’à un âge encore plus avancé et d’avoir des difficultés financières, ce qui peut réduire leur accès aux services sociaux.

La sexualité à la fin de la vie  

Un grand nombre de professionnel-les des soins de santé ne considèrent pas la sexualité aux stades finaux de la maladie et en fin de vie comme un aspect important. Le besoin ou la capacité d’activité sexuelle peut diminuer, en phase terminale de maladie, mais le besoin de contact ou de toucher physique, d’intimité et de liens relationnels ne disparaît pas pour autant. De fait, les personnes peuvent souffrir d’un manque de contact aimant et de toucher, d’intimité, au cours des derniers mois ou des derniers jours de leur vie. 

On tient souvent pour acquis qu’à l’approche de la fin de vie, les personnes et les couples ne pensent pas à la sexualité. Cette attitude vient d’un manque d’information et de visibilité, entourant le sexe et la mort. Toutefois, les liens amoureux, l’intimité et le contact sexuel demeurent importants même pendant une maladie terminale. La sexualité peut être un aspect clé des soins holistiques et de la qualité de vie en général – et elle devrait être considérée comme une priorité, par les soignant-es et intervenant-es en matière de soins de santé, pour l’amélioration du bien-être des personnes mourantes. La sexualité peut également contribuer au sentiment de proximité et/ou de boucler la boucle en fin de vie. 

Les relations physiques peuvent devenir plus difficiles, après avoir reçu un diagnostic de maladie terminale, souvent à cause des impacts de la maladie sur le corps. La personne peut traverser des changements à son apparence et éprouver des douleurs physiques et émotionnelles susceptibles de réduire sa libido et sa fonction sexuelle. Les relations peuvent également connaître des changements susceptibles d’avoir une influence sur l’intimité et les expressions de la sexualité. Étant donné qu’au même moment les individus désirent souvent des liens plus forts et plus ouverts avec les personnes qu’ils aiment, il est crucial que leurs professionnel-les des soins de santé contribuent à faciliter les expressions d’intimité et la sexualité des patient-es et de leurs proches aimants. 

Une étude a examiné comment les patient-es en soins palliatifs vivent la sexualité. Les participant-es à cette recherche ont qualifié la sexualité de « proximité émotionnelle » et ont indiqué que l’intimité consistait souvent en des activités autres que le sexe. La sexualité englobe diverses formes d’expression sexuelle. En somme, la sexualité dépend de ce que chaque patient-e vit et ressent. Les personnes soignantes devraient permettre à la personne de définir elle-même la sexualité et de l’exercer de façons qui sont naturelles et sensées pour elle.  

Voici en quoi consiste la tâche de l’équipe de soins de santé, en ce qui concerne la réponse aux besoins sexuels de leurs patient-es : 

  • Donner aux patient-es et à leurs êtres aimés la permission explicite de se donner des touchers et d’avoir des contacts physiques même aux stades avancés de la maladie. 
  • Être respectueux ou respectueuse de l’intimité des patient-es et défendre leur droit à la vie privée. En milieu de soins de santé, ceci peut inclure de défendre l’intérêt des patient-es à avoir une chambre individuelle. Lorsqu’une personne reçoit des soins à domicile, il arrive qu’on l’installe dans un espace commun, non privé; ceci peut rendre difficile l’intimité avec un-e partenaire. On peut encourager les personnes à fermer les portes des pièces, lorsqu’un temps en privé est souhaité. 
  • Donner la permission aux partenaires de s’allonger auprès de leur personne aimée, dans son lit, même en soins palliatifs. Dans la plupart des cas, les baisers, les caresses, les massages et les câlins à un-e patient-e en phase terminale ne risquent pas de causer de méfaits physiques; en fait, cela peut favoriser la relaxation et calmer la douleur. 
  • Expliquer que les êtres aimés peuvent participer à la routine des soins de leur partenaire peut être une façon de favoriser le toucher et la proximité physique. 
  • Normaliser et valider les aspects de la santé sexuelle comment étant normaux et comme constituant des préoccupations légitimes de santé, en maladie terminale et en fin de vie.  
  • Amorcer des conversations qui peuvent donner aux patient-es une occasion de parler de leurs besoins et de leurs désirs. 
  • Éviter de donner des signes de malaise lors de discussions sur la sexualité. Les gens peuvent ressentir notre inconfort et alors vouloir taire leurs préoccupations touchant la sexualité.  
  • Traiter les gens avec humanité, comme des personnes à part entière – et pas comme des maladies! Ceci englobe la sexualité comme un élément clé de leur bien-être global. 
  • Prendre soin d’utiliser des expressions inclusives, lorsqu’on discute de la famille, des êtres aimés et des partenaires romantiques. Ceci peut être aussi simple qu’utiliser le mot « partenaire-s » plutôt que des mots indiquant que nous tenons pour acquis qu’une personne est hétérosexuelle, monogame, et/ou présumant qu’elle est mariée. 

Une équipe de soins de santé qui adopte une approche holistique dans les soins de fin de vie peut aider à concevoir des stratégies spécifiques pour que l’activité sexuelle puisse se poursuivre. Soutenir les patient-es et les couples pour qu’ils puissent se voir comme des êtres sexuels, même dans la maladie terminale, est une première étape importante. En offrant aux patient-es et aux couples l’occasion de discuter de leurs préoccupations et de leurs besoins en matière de sexualité, on contribue à valider leurs sentiments et possiblement à normaliser ce qu’ils et elles vivent. 

Le modèle PLISSIT, utilisé en sexothérapie, peut être utile pour introduire des discussions sur la santé et la santé sexuelle en milieu clinique. Il comporte quatre éléments : 

  • Permission : Démontrer de l’ouverture à l’égard des discussions sur des sujets liés à la sexualité et inclure une invitation ouverte à poursuivre la conversation (p. ex., « Des personnes dans ce genre de situation ont exprimé des préoccupations au sujet de l’intimité et du sexe. Quelles préoccupations avez-vous? ») 
  • Information limitée : Donnez une brève éducation aux patient-es et à leurs partenaires, concernant les effets secondaires fréquents que la maladie et son traitement peuvent entraîner, en lien avec la sexualité. 
  • Suggestions spécifiques : Offrez des suggestions concrètes aux patient-es pour les aider à composer avec les effets de la maladie. Que la personne ait une relation ou pas, c’est un élément important et qui peut inclure de discuter des moyens qu’elle utilisait pour avoir du plaisir sexuel avant son diagnostic. 
  • Thérapie intensive : Offrir aux patient-es de les diriger vers un-e sexologue ou un-e intervenant-e en counselling de couple, si cela est nécessaire ou peut aider la personne.  

Si vous vivez actuellement avec une maladie terminale, ou un trouble/blessure qui change votre vie, voici quelques questions utiles à vous poser pour expliquer votre besoin de soins de santé en tenant compte de votre droit à l’intimité : 

  • Quelle importance l’intimité sexuelle a-t-elle, pour vous? Quelle est son importance pour votre/vos partenaire-s? 
  • Quels éléments vous aident à vous sentir proche de votre/vos partenaire-s et en connexion avec eux ou elles? 
  • Quels changements avez-vous observés dans votre fonction sexuelle? 
  • Comment votre maladie ou blessure a-t-elle affecté vos relations sexuelles avec votre/vos partenaire-s? 
  • Quels types de soutien pourraient vous aider à maintenir une intimité physique avec votre/vos partenaire-s?  

Vous avez le droit au plaisir et à l’intimité.  

Ressources 

American Sexual Health Association. Tips to Keep Incontinence from Interfering with your Sex Life. http://www.ashasexualhealth.org/tips-to-keep-incontinence-from-interfering-with-your-sex-live/ 

Association canadienne de soins palliatifs (ACSP) (2014). Fiche d’information : Les soins palliatifs au Canada. http://www.chpca.net/media/633165/4.5_new_fact_sheet_hpc_in_canada_ete_2017-final_fr.pdf  

CIHR – Team in Community Care and Health Human Resources. Setting the Balance of Care for Sexually Diverse Seniors. https://www.ryerson.ca/content/dam/crncc/knowledge/eventsandpresentations/communitysymposium/season2/Jillian%20Watkins.pdf.  

Fredriksen-Goldsen, K.I. (2015). The Future of LGBT+ Aging: A Blueprint for Action in Services, Policies and Research. Generations, 40 (2).  

Hordern, A. J., & Currow, D. C. (2003). A patient-centered
approach to sexuality in the face of life-limiting illness. Medical Journal of Australia, 17. 

Maingi, S., Bagabag, A., & O’Mahony, S. (2017). Current Best Practices for Sexual and Gender Minorities in Hospice and Palliative Care Settings. Journal of Pain and Symptom Management. 

Marie Curie (2017). Hiding who I am:  The reality of end of life care for LGBT people.https://www.mariecurie.org.uk/globalassets/media/documents/policy/policy-publications/june-2016/reality-end-of-life-care-lgbt-people.pdf 

National Institute on Aging, « Changes in Intimacy and Sexuality in Alzheimer’s Disease. » https://www.nia.nih.gov/health/changes-intimacy-and-sexuality-alzheimers-disease 

Palm, I., & Friedricshen, M. (2008). The lived experience of closeness in partners of cancer patients in the home care settings. International Journal of Palliative Nursing, 14. 

Podcast: Where Should We Begin with Esther Perel – S2 Ep. 8 « I Don’t Want To Be Your Caregiver, I want To Be Your Wife. » https://player.fm/series/where-should-we-begin-with-esther-perel/s2-ep-8-i-dont-want-to-be-your-caregiver-i-want-to-be-your-wife 

Agence de la santé publique du Canada, 2015. Questions et réponses : Prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les adultes plus âgéshttps://www.catie.ca/fr/ressources/questions-reponses-prevention-infections-transmissibles-sexuellement-sang-chez-les-adulte  

QMUNITY (2015) Aging out: Moving towards queer and trans* competent care for seniors. Consulté à http://qmunity.ca/wp-content/uploads/2015/03/AgingOut.pdf 

Stausmire, J. M. (2004). Sexuality at the end of life. American Journal of Hospice and Palliative Care,21(1). 

Stinchcombe, A., Smallbone, J., Wilson, K., & Kortes-Miller, K. (2017). Healthcare and end-of-life needs of lesbian, gay, bisexual, and transgender (LGBT) older adults: a scoping review. Geriatrics. 

Taylor, B, & Davis, S, (2006). Using the extended PLISSIT model to address sexual healthcare needs. Nursing Standard, 21.